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Barrage de Top 14 Racing-La Rochelle: C'est l'histoire de "Toto" et "Lolo"...

Barrage de Top 14 Racing-La Rochelle: C'est l'histoire de "Toto" et "Lolo"...
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Laurent “Toto” Travers et Laurent “Lolo” Labit forment depuis 2005 un binôme d’entraîneurs à succès, complémentaire et proche de ses joueurs. Avant leur possible dernier match commun, vendredi en barrages du Top 14 avec le Racing 92 face à La Rochelle, radioscopie de ce duo qui a marqué le rugby français.

Si l’association de l’ancien talonneur (Travers) et de l’ex-arrière ou ouvreur (Labit), nés en 1968 à cinq mois d‘écart, a duré, c’est d’abord parce qu’elle a obtenu des résultats partout où elle est passée.

Des débuts en 2005 à Montauban, récupéré en Pro D2 pour le propulser en Coupe d’Europe trois ans plus tard, au Racing, à qui ils ont apporté en 2016 son premier Bouclier de Brennus depuis 1990. En passant par Castres, avec qui ils avaient été une première fois champions de France, en 2013.

Qu’importe les moyens, le contexte, la pression ou l’effectif, Travers, plus particulièrement chargé des avants, et Labit (trois-quarts) s’adaptent avec succès.

“Ce sont des véritables caméléons: ils sont capables d’adapter à la fois leur discours, leur contenu, leur façon de jouer suivant le club et les joueurs”, souligne auprès de l’AFP Romain Cabannes, passé sous leurs ordres à Castres.

A la tête de l’effectif cinq étoiles du Racing, ils se sont ainsi progressivement tournés vers un jeu plus offensif, surtout depuis l’emménagement en décembre 2017 à l’Arena et son terrain synthétique qui favorise la vitesse.

- “Toujours sur le même discours” /p>

Mais leur empreinte digitale demeure “sur les matches qui comptent ou les matches à l’extérieur”, selon Matthias Rolland, également entraîné par le duo à Castres: “Leur équipe prend l’emprise sur l’autre, avec les mêmes points forts: peu de fautes, une touche performante notamment en contre qui peut dérégler l’adversaire, une grosse discipline, une bonne occupation du terrain.”

Une équipe également caméléon capable de faire déjouer son vis-à-vis, grâce à une étude approfondie de son jeu. “Ils essayaient de chercher les points faibles chez l’adversaire. Je me souviens de beaucoup de répétitions en touche, d’un gros travail d’analyse, alors qu‘à l‘époque c‘était beaucoup moins à la mode”, raconte Matthew Clarkin, leur ancien joueur à Montauban.

Leur mode de fonctionnement n’a en revanche à coup sûr jamais bougé d’un iota: “Pas un ne tire la couverture à lui”, selon Mathieu Bonello, leur ancien joueur à Castres, et devant le groupe pas une épaisseur de papier à cigarette entre eux.

“Ils ont eu et ont encore cette intelligence de solder leurs désaccords dans leur bureau, jamais l’un ne mettait l’autre en porte-à-faux” explique Rémi Talès, dirigé par le duo à Castres puis au Racing.

“Ils étaient toujours sur le même discours, jamais un pour contredire l’autre, jamais un pour dominer l’autre. Malgré les différences de caractère”, abonde Cabannes.

“Good cop/bad cop” –

Travers serait ainsi plus sanguin, au contact serré de ses joueurs jusqu’au “conflit” pour les secouer selon Rolland, quand Labit serait davantage en retrait, “dans l’organisation, la stratégie, à dire un petit mot qui va bien pour détendre l’atmosphère” en passant derrière son compère. “Good cop/bad cop” (“Bon/mauvais flic”), résume Clarkin.

Un duo “hyper complémentaire, c’est ce qui a fait leur force pendant tant d’années” d’après Tales. “Ils ont toujours eu le même discours: quand l’un réagissait d’une façon, l’autre compensait. C‘étaient le feu et la glace”, poursuit-il.

Deux éléments en fusion quand il s’agit de se soucier du bien-être général de leurs joueurs, peu importe le statut. “Que tu sois titulaire ou remplaçant, ils t’expliquaient ton rôle, te faisaient comprendre son importance, même s’il était petit. Tu as l’impression de faire partie de quelque chose, d‘être important”, témoigne Clarkin.

“Ils se soucient des joueurs et pas que sur le terrain. S’il y a un problème avec la famille, ils sont à l‘écoute, tu peux échanger avec eux, ils ne sont pas directifs”, embraie Yannick Caballero qui, comme Cabannes, a eu droit à une vidéo de Labit et Travers à la fin de cette saison pour saluer sa fin de carrière. Celle de “Toto” et “Lolo” prendra, d’ici deux semaines tout au plus, un chemin différent pour la première fois depuis près de quinze ans.

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