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Top 14: Clermont, le salut par la mêlée

Top 14: Clermont, le salut par la mêlée
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Un véritable supplice! Clermont a en grande partie bâti sa qualification pour la finale du Top 14, dimanche à Bordeaux contre Lyon (33-13), sur la domination outrageuse de sa mêlée fermée, qui lui a permis de se dégager et marquer.

Si une tel ascendant dans ce secteur-clé du rugby est assez rare dans un match de saison régulière, il l’est encore bien davantage en phase finale.

Le début de rencontre a donné le ton, le LOU étant sanctionné d’un bras cassé rapidement, alors qu’il avait en sa possession une munition dans les 22 mètres auvergnats (4e).

Les Lyonnais, solides dans ce secteur depuis le début de saison même s’ils ont souffert en barrages contre Montpellier (21-16), n‘étaient pas au bout de leurs surprises, puisqu’ils ont ensuite été sanctionnés dans ce secteur à six reprises! Les cinq premières en égalité numérique, la dernière après le carton jaune de Clément Ric, qui a payé pour l’ensemble de “l’oeuvre” de son équipe (52e).

Et ceci alors que l’encadrement avait essayé de rectifier le tir en changeant, dès la 46e minute, l’ensemble de sa première ligne (entrées de Kaabèche, Lacombe et Ric à la place de Chaume, Ivaldi et Gomez Kodela).

Si, à la suite de cette dernière pénalité, l’ASM a inscrit, une pénaltouche plus tard, son deuxième essai et fait le trou (23-8, 53e), les autres lui ont permis de sortir de la gueule du LOU.

“C’est toujours compliqué, quand on a des ballons chauds chez eux, de les laisser sortir de leur camp avec une pénalité”, a reconnu l’arrière lyonnais Jean-Marcellin Buttin.

- Un docteur nommé Bès –

Rabah Slimani confirme: “On a pu se dégager plusieurs fois quand on a eu des temps un peu durs, c’est bien. C’est notre boulot. Les trois-quarts doivent courir, nous pousser.”

Et le pilier droit clermontois de souligner le travail effectué par Didier Bès, docteur de la mêlée auvergnate depuis fin 2015. Après avoir apporté sa science à Montpellier et à la Géorgie, pendant la Coupe du monde en Angleterre.

“Il fait un énorme travail de l’ombre. Quand il nous prend en individuel, il a regardé une centaine de clips sur l’adversaire! Il est très pointilleux, et à l’entraînement on le voit”, explique Slimani.

Bès étudie l’adversaire, donc, mais travaille aussi évidemment, poursuit Slimani, “sur les positions” des siens et “les appréciations de chaque arbitre”. Soit mes points (liaisons, poussées) sur lesquels ces derniers sont pointilleux.

La mêlée fermée auvergnate, cornaquée par Bès, passera un nouveau test samedi prochain en finale au Stade de France, face à celle de Toulouse, modelée elle par William Servat.

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