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Mondial-2019: Logarzo, la "Superwoman" australienne

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Pas de cape, mais c’est bien elle la “Superwoman” australienne: elle s’appelle Chloe Logarzo, joue au football, a failli manquer le Mondial sur blessure, et marque des buts décisifs. Prochaine apparition, mardi à Grenoble contre la Jamaïque.

Mains sur les hanches, port de tête altier, regard fier, Logarzo a fêté son égalisation contre le Brésil (victoire finale 3-2) dans une pose digne de la superhéroïne de DC Comics.

“C‘était pour Laura Alleway”, a-t-elle raconté, hommage à son amie et coéquipière, qui a dû renoncer à la Coupe du monde à cause d’une blessure à un pied.

“Ma célébration, c‘était pour elle. Assise à côté de moi dans le vestiaire, elle me chante Superwoman (d’Alicia Keys, ndlr) avant chaque match. Elle a du talent, moi je chante comme une casserole!”

“Elle me l’a chantée dans mon téléphone, et je l‘écoute avant de commencer chaque match. Je sais, c’est un peu mielleux”, rigole la milieu de terrain de 24 ans (40 sélections).

Alleway est dans la tribune, “elle ne raterait un match pour rien au monde. C‘était dur pour moi de la perdre”, poursuit Logarzo.

La joueuse du Sydney FC, qui évolue en France avec l’habituel N.5 de Alleway strappé au poignet, peut se mettre à la place de son amie: elle a elle-même manqué le Mondial-2015 pour un pépin physique. Et la “Superwoman” australienne a bien cru rater celui-là aussi.

“Je me suis cassé la jambe, je ne savais pas si je pourrais être là aujourd’hui”, racontait Logarzo, élue joueuse du match lors de la “remontada” contre les Brésiliennes, de 0-2 à 3-2, à Montpellier.

La faute à une blessure à la cheville contractée lors de la finale du Championnat d’Australie, gagnée avec le Sydney FC 4-2 le 16 février contre le Perth Glory, où elle a marqué le dernier but.

- Fracture et peur –

Moins d’un mois plus tard, elle apprenait que sa jambe souffrait également d’une petite fracture, mais qui nécessitait immobilisation et report de toute la phase de reprise. “J’ai vraiment eu peur pour la France”, se souvient Logarzo.

Le sélectionneur Ante Milicic a quand même choisi de l’emmener en avril au stage organisé dans le Colorado (Etats-Unis), bien qu’elle ne puisse pas jouer, afin de rester dans l‘équipe.

“Elle revenait de blessure et a donné beaucoup d‘énergie au groupe”, se souvient le coach.

Il met en avant “son sens de la transition offensive, sa qualité de pressing. Contre le Brésil, elle a été excellente, je suis très fier d’elle. Bien joué, Chloe!”

“Superwoman” est habituée à se battre, elle a déjà eu du mal à percer au plus haut niveau à cause de sa taille (1,65 m).

Son but est venu d’un centre-tir vers Samantha Kerr, la star des “Matildas”… que personne n’a touché et qui a fini au fond des filets.

“Je ne marque pas souvent, s’amuse-t-elle (tout de même 7 buts en sélection), c‘était une sensation incroyable!”

Après la victoire qui a relancé l’Australie, piégée par l’Italie à la dernière seconde du premier match (2-1), “c‘était fou, on courait toutes dans tous les sens”, se souvient-elle, hilare.

“Avoir pris trois points nous donne beaucoup de confiance, surtout que nous avons joué comme nous le voulons, explique-t-elle. Garder la balle à terre, se faire des passes…”

Du beau football, mais aussi “de la passion et beaucoup de travail, insiste Logarzo. Nous avons montré de quel métal nous étions faites”. D’argent, comme les bracelets de “Superwoman”?

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