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Equateur : le mouvement indigène rejette l'offre de dialogue du président Moreno

Equateur : le mouvement indigène rejette l'offre de dialogue du président Moreno
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Des pierres et fusées artisanales lancées par les manifestants d'un côté. Répliques à coup de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc par la police de l'autre.

A Quito, en Equateur, les tensions entre le mouvement indigène et le président Lenin Moreno ne retombent pas.

Le pays connaît un regain de tension dans une crise provoquée par l'annonce d'une hausse des prix de l'essence de plus de 100%, en échange d'un prêt du FMI de plus de 4 milliards de dollars.

Une hausse des prix qui frappe de plein fouet les populations indigènes, qui représentent la majorité de la population la plus pauvre, et un quart de la population totale.

Le chef de l'Etat Lenin Moreno avait appelé, dans une allocution télévisée, à "dialoguer directement" afin de "trouver des solutions". Une offre rejetée par la Confédération des nationalités indigènes de l'Equateur (Conaie), principale organisation indigène.

"Nous ne sommes pas là pour détruire la capitale"

"Nous avons besoin d'être entendu, nous voulons seulement l'annulation de ce décret qui affecte toute la population, nous ne sommes pas là pour détruire la capitale", explique ce manifestant.

"On ne manifeste pas seulement pour l'essence, mais pour tout l'accord de Moreno avec le FMI, car cela nous affecte tous", confie aussi Diego de la Vega, un étudiant de 24 ans, qui s'est joint aux indigènes. Et "tous les pays qui ont signé des accords au FMI, ça ne leur a pas réussi, comme l'Argentine par exemple".

Crise majeure

En dix jours, les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait au moins cinq morts, dont un dirigeant indigène, et plus de 2 000 blessés, selon le bureau du Défenseur du peuple, entité publique de défense des droits.

Confronté à la pire crise de son mandat, le président Lenin Moreno, élu en 2017, a transféré lundi le siège du gouvernement à Guayaquil (sud-ouest).

L'état d'urgence a été décrété pour 60 jours, ainsi qu'un couvre-feu autour des institutions du pouvoir, avec 74 000 militaires et policiers ont été déployés.

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