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Des maires libéraux d'Europe de l'Est veulent se rapprocher de Bruxelles

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/MTI via AP
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C'est une initiative qui en dit long sur la polarisation politique en Europe de l'Est. Les maires libéraux de Budapest, Bratislava, Prague et Varsovie ont décidé de s'opposer aux relents populistes de leurs pays respectifs et de s'engager à mener des politiques ouvertes dans leurs municipalités.

Ces quatre États, connus collectivement sous le nom de groupe de Visegrad, s'opposent depuis plusieurs mois à l'Union européenne sur des questions de libertés publiques. Bruxelles a condamné l'érosion alléguée de l'État de droit et les violations des droits de l'Homme dans chacun de ces pays, que ce soit pour la réforme du système judiciaire (Pologne), le traitement des minorités et des demandeurs d'asile (Hongrie et Slovaquie) ou les conflits d'intérêts au plus haut niveau du gouvernement (République Tchèque).

Le membres du groupe de Visegrad sont aussi les plus critiques vis à vis de l'objectif européen de neutralité carbone d'ici 2050. La Slovaquie a été la première du groupe à accepter le dispositif, suivie plus tardivement par la Hongrie et la République Tchèque. La Pologne, pour sa part, continue à demander des contreparties budgétaires.

Lundi, les maires des quatre cités ont franchi une nouvelle étape dans leur dissidence en concluant un "pacte des villes libres" afin de peser davantage face à leurs gouvernements respectifs.

"Nous partageons des valeurs et des priorités, nos villes resteront ouvertes, tolérantes, progressistes et à l'avant-garde du changement", a affirmé le maire centriste de Varsovie Rafal Trzaskowski, figure de l'opposition au gouvernement de droite nationaliste du PiS.

L'accord engage symboliquement les municipalités à promouvoir "la liberté, la dignité humaine, la démocratie, l'égalité, l'Etat de droit, la justice sociale, la tolérance et la diversité culturelle".

La signature s'est déroulée à Budapest où le nouveau maire de centre-gauche, Gergely Karacsony, a remporté en octobre une victoire surprise sur le candidat du pouvoir. M. Karacsony s'affiche depuis son élection en opposant de premier plan au Premier ministre nationaliste Viktor Orban.

"Le populisme est une réponse erronée et simpliste aux problèmes", a déclaré le maire de Prague, Zdenek Hrib, élu de 38 ans affilié au parti Pirate et critique envers le pouvoir du Premier ministre et homme d'affaire tchèque Andrej Babis.

Le quatrième signataire de cette alliance est Matus Vallo, maire de Bratislava, issu du militantisme local et sans affiliation partisane dans un pays gouverné par la gauche populiste slovaque.

L'alliance des quatre élus espère pouvoir dialoguer directement avec les instances de l'UE pour décrocher des fonds européens au profit des grandes villes, en contournant les administrations centrales.

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