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Uber supprime 3 700 emplois et son patron renonce à son salaire jusqu'en décembre

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Uber supprime 3 700 emplois et son patron renonce à son salaire jusqu'en décembre
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Les conséquences de la pandémie sur l'emploi se font sentir chez Uber, pour ses conducteurs mais pas seulement : l'entreprise américaine de réservation de voitures avec chauffeurs va supprimer 3.700 emplois parmi les équipes chargées du recrutement et du renseignement des usagers, pour réduire les coûts face à la crise économique.

Le directeur général de Uber, Dara Khosrowshahi, annonce également qu'il renonce jusqu'à la fin de l'année à son salaire de base.

Cette annonce intervient alors que la justice californienne accuse Uber de considérer ses conducteurs comme des travailleurs indépendants, les privant de droits sociaux comme le salaire minimum ou l'assurance maladie. Le procureur général de la Californie a assigné mardi en justice Uber et son concurrent américain Lyft.

En début d'année une loi californienne est entrée en vigueur pour contraindre les géants de la réservation de voitures à requalifier les chauffeurs de VTC en employés.

Uber a promis de contester cette action en justice, "tout en poussant pour l'amélioration des conditions de travail des chauffeurs indépendants, y compris des revenus minimums garantis et de nouveaux avantages sociaux".

Uber a déjà porté plainte le 31 décembre contre l'Etat américain pour contester la loi dite "AB5", dans une tentative de préserver un modèle économique attaqué de toutes parts dans le monde, et qui n'a jusqu'ici jamais dégagé de bénéfices.