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Sondage Euronews : le regard des Français, des Allemands et des Italiens sur la gestion de la crise

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Giuseppe Conte/Emmanuel Macron/Angela Merkel
Giuseppe Conte/Emmanuel Macron/Angela Merkel   -   Tous droits réservés  Euronews
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Quel jugement portent les Européens sur l'action de leurs gouvernements face à la crise du coronavirus ? Pour apporter des éléments de réponse, Euronews a mené une enquête en partenariat avec Redfield & Wilton dans trois grands pays européens : la France, l'Allemagne et l'Italie. Et tout comme les bilans des victimes, les avis sont loin d'être homogènes.

En Allemagne, le soutien le plus important

En Allemagne, le pays le moins endeuillé avec un peu plus de 8 000 décès, les sondés approuvent à 78 % les efforts de la chancelière et de son équipe. Plus de la moitié des Italiens interrogés estiment aussi que leur gouvernement a bien réagi, mais en France, ils sont 63 % à être critiques.

Des chiffres qui reflètent globalement les cotes de popularité des dirigeants respectifs. Angela Merkel, Giuseppe Conte et Emmanuel Macron les ont tous trois vu grimper au début de la crise mais celle du président français s'est depuis érodée.

Selon notre sondage, près d'un Français sur deux désapprouve la gestion du président et ils ne sont que 6 % à l'approuver fortement. Alors qu'en Allemagne, ils sont plus de 7 sur 10 à juger positivement l'action de la chancelière. En Italie, c'est un peu plus de la moitié des sondés qui continue de soutenir Giuseppe Conte.

Un frêle équilibre entre santé publique et reprise économique

Mais ces chiffres risquent fort d'évoluer avec le déconfinement tandis que les pays Européens tentent de maintenir le frêle équilibre entre les préoccupations sanitaires et la nécessité de relancer leurs économies. Alors quelles sont les priorités des uns et des autres dans cette équation ?

Étonnamment, en Italie, là où le nombre de victimes est le plus élevé, la préoccupation économique prend le dessus, mais de très peu (51 %). En France, 69 % des sondés se disent davantage inquiets pour la santé publique. Ils sont 60 % en Allemagne à penser de même.

Des frontières « plébiscitées »

La crise du coronavirus a aussi suscité des réflexes de repli. La plupart des pays européens ont fermé leurs frontières pour tenter de se prémunir contre les contaminations extérieures. Une mesure approuvée par les citoyens. Dans les trois pays étudiés, environ un tiers des sondés se disent totalement convaincus que les frontières nationales jouent un rôle crucial pour la sécurité du pays. Ils sont autour de 10 % à ne pas être d'accord.

Quelle qu'en soit l'appréciation, la responsabilité gouvernementale ne dispense pas les citoyens de leur responsabilité individuelle, alors que beaucoup redoutent une seconde vague d'épidémie.