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La BCE marque une pause et passe la main aux dirigeants européens

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La BCE marque une pause et passe la main aux dirigeants européens
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La Banque Centrale Européenne marque une pause après quatre mois d'intense activité face au coronavirus. L'institution de Francfort a choisi de laisser ses taux directeurs inchangés, le taux de refinancement à 0% et le taux de dépôt à -1,50%. Elle a confirmé qu'elle poursuivrait son programme exceptionnel d'achats d'actifs jusqu'à la sortie de la crise économique née de la pandémie.

La BCE va désormais attendre de pouvoir évaluer la reprise naissante de la zone euro avant de lancer toute nouvelle mesure.

"Les données que nous recevons et les résultats d'enquêtes suggèrent que l'activité économique s'est considérablement améliorée en mai et en juin par rapport à son creux d'avril, constate la président de la BCE, la Française Christine Lagarde. Dans le même temps, les indicateurs économiques restent bien en deçà des niveaux enregistrés avant la pandémie et la reprise n'en est qu'à ses débuts et reste inégale selon les secteurs et les juridictions."

Le 4 juin dernier, le Conseil des gouverneurs de la BCE avait décidé d'augmenter de 600 milliards d'euros l'enveloppe allouée à son programme d'achats d'actif "urgence pandémie", portant le montant de sa dotation à plus d'un milliard d'euros (1,35 milliards d'euros). Une mesure qui permet de soutenir les prêts aux entreprises et aux ménages, et donc la croissance et les prix.

"Le conseil des gouverneurs de la BCE demande instamment que des efforts supplémentaires, ambitieux et opportuns soient déployés pour préparer et soutenir la reprise, poursuit Christine Lagarde_. Nous nous félicitons donc vivement de la proposition de la Commission européenne intitulée "Next Generation EU", qui vise à soutenir les régions et les secteurs les plus durement touchés par la pandémie, à renforcer le marché unique et à mettre en place une reprise durable et prospère."_

Christine Lagarde et la BCE mettent ainsi la pression sur les dirigeants européens qui se retrouvent vendredi et samedi à Bruxelles pour tenter de se mettre d'accord sur un programme d'aide aux pays les plus affectés, des négociations qui génèrent des divisions entre pays du Nord et du Sud.