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Attentats du 13 Novembre : cinq ans après, la France toujours menacée par le terrorisme

Le bataclan
Le bataclan Tous droits réservés Kamil Zihnioglu/AP
Tous droits réservés Kamil Zihnioglu/AP
Par Julien Pavy
Publié le Mis à jour
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Il y a cinq ans, la France était à nouveau frappée de plein fouet par le terrorisme. Depuis, les attentats se sont multipliés en Europe, touchant récemment la ville de Nice et un professeur d'Histoire. Emission spéciale et témoignages sur euronews.

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Il y a cinq ans, jour pour jour, la France était à nouveau frappée de plein fouet par le terrorisme.

Quelques mois seulement après l'attaque contre Charlie Hebdo, un commando de plusieurs djihadistes semait la terreur à Paris. Leur cible : un match de football, un concert de rock, des clients installés sur des terrasses de cafés et de restaurants. Ce jour là, c'est la liberté qui était attaquée. Bilan : 130 morts et tout un pays traumatisé.

Trois jours, plus tard, lors d'un congrès extraordinaire au Château de Versailles, le président de la République François Hollande allait annoncer le renforcement des mesures sécuritaires et l'intensification du combat contre l'Etat islamique qui avait revendiqué cette attaque.

C'est dans la salle de concert du Bataclan que ces attaques avaient fait le plus de victimes : 90 morts. Christophe Naudin, un professeur d'Histoire au collège, se trouvait ce soir-là au Bataclan où il perdu un ami. Il s'est caché dans un cagibi, entassé avec une vingtaine de personnes, avant d'être délivré deux heures plus tard par les policiers du Raid.

Les séquelles psychologiques du 13 novembre

"J'ai des séquelles qui peuvent ressortir ponctuellement, notamment avant les commémorations, je somatise un peu. Mais ce qui revient souvent, c'est que j'ai une forme de claustrophobie, j'ai du mal à être couché sur le dos en étant entravé, cela me rappelle quand j'étais dans la fosse, je n'aime pas avoir le bras droit coincé, il y a des douleurs qui ressortent quand je suis stressé parce que c'était la position dans laquelle j'étais dans le cagibi."

J'ai une forme de claustrophobie, j'ai du mal à être couché sur le dos en étant entravé, cela me rappelle quand j'étais dans la fosse, je n'aime pas avoir le bras droit coincé.
Christophe Naudin
Rescapé du Bataclan

L'assassinat de son confrère Samuel Paty

La répétition depuis cinq ans des attentats ravive en lui de douloureux souvenirs, même s'il a appris avec le temps à prendre du recul. Mais l'assassinat de Samuel Paty, comme lui professeur d'Histoire, a été pour Christophe Naudin un événement difficile à vivre.

"Cela a été un peu plus compliqué parce que je me sentais plus proche. Mais, j'ai réussi à ne pas me jeter sur les infos comme je le faisais il y a 5 ans après le 13 novembre. J'avais une addiction aux infos, je voulais comprendre. Là, j'ai réussi à attendre un petit peu et à voir ce qu'il c'était passé, mais sans rentrer dans les détails. Donc là je pense que j'ai progressé là-dessus, mais c'est un combat de tous les jours et il faut à chaque fois un effort pour ne pas retomber, car effectivement les attentats continuent."

C'est un combat de tous les jours et il faut à chaque fois un effort pour ne pas retomber, car effectivement les attentats continuent.

Christophe Naudin se reconstruit , épaulé par une pscyhologue et par son entourage, gràce aussi à un livre qu'il vient de publier intitulé "Journal d'un rescapé du Bataclan - être historien et victime" aux éditions Libertalia.

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