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Ethiopie : la capitale du Tigré menacée d'une offensive imminente

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Char de l'armée éthiopienne
Char de l'armée éthiopienne   -   Tous droits réservés  Armée éthiopienne
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La guerre du Tigré menace de dégénérer en Ethiopie. Le gouvernement fédéral annonce une offensive prochaine sur la capitale régionale Mekele, après le refus des dirigeants locaux de se rendre.

Le président du Tigré Debretsion Gebremichael a rejeté l'ultimatum lancé par le gouvernement éthiopien. La situation est explosive dans cette région dissidente du nord du pays.

Il y a trois semaines, une opération militaire a été lancée par le pouvoir fédéral pour y rétablir son autorité. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a par la suite appelé les combattants tigréens à faire défection pour rejoindre l'armée fédérale. En vain.

Désormais, le pouvoir central menace. L'armée d'Addis Abeba prévoit de lancer l'attaque contre Mekele la capitale du Tigré et siège du gouvernement local issu du Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF. Les tentatives de médiation internationale ont pour l'instant échoué.

40 000 réfugiés éthiopiens au Soudan

Difficile de savoir l'état réel de la situation sur le terrain, la région est quasiment coupée du monde depuis le début du conflit. Aucun bilan précis des combats n'est disponible. Seule certitude, plus de 40 000 réfugiés éthiopiens sont arrivés au Soudan depuis le 10 novembre fuyant l'offensive des forces gouvernementales.

Les tensions entre Addis Abeba et le TPLF, qui a contrôlé durant près de trois décennies l'appareil politique et sécuritaire éthiopien, ont culminé avec l'organisation en septembre au Tigré d'un scrutin qualifié d'"illégitime" par le gouvernement fédéral.

M. Abiy a justifié l'envoi de l'armée au Tigré en accusant le TPLF d'avoir ensuite attaqué deux bases de l'armée fédérale dans la région, ce que nient les autorités tigréennes.