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La Commission européenne défend sa stratégie vaccinale contre le covid-19

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La Commission européenne défend sa stratégie vaccinale contre le covid-19
Tous droits réservés  Cecilia Fabiano/LaPresse
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Ce fut une audition sur la défensive pour la négociatrice en chef des vaccins de la Commission européenne. Devant les eurodéputés Sandra Gallina a défendu mardi matin la stratégie de vaccination de son institution. "Nous avons acheté autant qu'il était possible", explique la directrice générale de la Santé.

Elle ajoute que dans ces négociations il ne s’agit pas seulement de quantité mais aussi de discuter de chiffre à un moment précis du calendrier. Sandra Gallina assure que le nombre de doses devrait augmenter d'ici avril.

L'Union européenne a sécurisé deux milliards de doses à travers des contrats signés auprès de six entreprises. Elle est actuellement en discussion avec deux autres sociétés pharmaceutiques. L’institution envisage par exemple un contrat de 30 millions de doses avec Valvena dans un premier temps.

Toutefois le manque d'information sur les chiffres provoque des tensions entre les pays membres. "Il y a une espèce de lutte entre les Etats pour savoir combien les Etats ont reçu de doses, ça devrait être une information publique", dénonce l’eurodéputée Michèle Rivasi (les Verts).

Le vaccin Pfizer/BioNTech a alimenté le débat au Parlement. L'Agence européenne des médicaments estime qu'un flacon pourrait procurer six doses contre cinq recommandées par l'entreprise. Cette légère différence permettrait de vacciner davantage de personnes. L’eurodéputé Peter Liese (PPE) propose même d’aller plus loin. "J'ai moi-même aidé à la vaccination en Allemagne et si vous faites très attention vous pouvez aller jusqu'à sept doses", soit un accroissement potentiel de 40% des vaccinations. Le parlementaire allemand appelle d'ailleurs à se concentrer sur l’urgence du moment et non pas à regarder ce que les 27 auraient dû faire les mois derniers.

Pour la Commission il faut éviter tout achat national de vaccin et maintenir cette négociation à l'échelle européenne afin d'obtenir le même prix pour tous les pays membres. "Cela a été un effort éminemment européen de ne laisser personne sur le côté". Mais cette stratégie d'une négociation commune laisse toutefois un goût amer auprès de certaines capitales, les plus aisées, qui se sentent lésées.