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L'Islande fait des envieux : proche du zéro cas, le pays retrouve une vie quasi normale

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Par euronews
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L'Islande fait des envieux : proche du zéro cas, le pays retrouve une vie quasi normale
Tous droits réservés  AFP

Se détendre à la piscine, prendre un verre dans un bar ou faire du sport en salle : l'Islande fait bien des envieux. Avec le plus faible taux d'incidence du Covid-19 en Europe, la grande île de l'Atlantique nord a levé cette semaine une série de restrictions. De quoi rendre jaloux bon nombre d'Européens : "Je suis très heureuse car je viens à la piscine presque tous les jours avec ma famille. C'est un tel luxe de pouvoir venir ici. Je pense que nous sommes restés cinq heures le premier jour après leur réouverture", souligne Anna Mjoll Gudmundsdottir, universitaire.

Mais pas d'allègement sans gestes barrières strictes et des limites.

Les pubs et les discothèques doivent ainsi fermer à 22 heures, tout comme les restaurants et les cafés. Et le service ne se fait qu'à table. Avec seulement cinq nouvelles infections au cours des 14 derniers jours, l'épidémie est à son plus bas depuis plus de cinq mois. La recette du succès islandais ?

"Tout d'abord, c'est grâce à la volonté de la nation de se conformer à toutes les restrictions mises en place. Cela se passe plutôt bien. Deuxièmement, c'est bien sûr la force de notre communauté médical pour y faire face à. Et puis, bien sûr, c'est la combinaison du traçage des cas , des tests et du séquençage de tous les cas positifs" explique Vidir Reynisson, haut responsable de la police islandaise.

Être une grande île de 365 000 habitants avec la plus faible densité du continent est sans doute aussi un facteur favorable.

Désormais l'Islande concentre ses efforts sur les contrôles aux frontières. Depuis le 15 janvier, les voyageurs doivent se soumettre à un double test PCR entrecoupé de cinq jours de quarantaine, notamment en arrivant à l'aéroport international de Keflavík, où se concentrent plus de 98% des flux.

"Cela joue bien sûr un grand rôle pour stopper l'introduction de nouveaux variants dans le pays", admet Vídir Reynisson.

Grâce au séquençage systématique de chaque cas positif, une soixantaine de cas du variant britannique ont ainsi été détectés dès leur arrivée ou très rapidement, empêchant une propagation incontrôlée.

Actuellement, seulement quelque 200 à 300 personnes arrivent chaque jour en Islande, contre soixante fois plus environ avant l'épidémie.

"Mathématiquement, c'est très peu probable que des cas positifs puissent passer au travers des mailles du filet", assure Thor Aspelund, professeur au centre des sciences de la santé publique à l'Université d'Islande.

A ce jour, le pays compte un peu plus de 6 000 cas et 29 décès.

Si la vie a repris un cours quasi normal et que le pays est parmi les plus rapides à vacciner en Europe, la prudence reste de mise.

Sources additionnelles • AFP