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La Slovaquie débordée par le Covid-19

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La Slovaquie débordée par le Covid-19
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La situation est dramatique en Slovaquie, le taux de mortalité du Covid-19 y est le plus élevé au monde proportionnellement à sa population.

Selon l'expert le plus reconnu du pays sur l'épidémie, Robert Kollar, "presque toutes les places sont prises dans la plupart des hôpitaux slovaques, et le gouvernement a admis qu’il y avait du triage des malades".

Nous nous sommes rendus à l'hôpital de Galanta, une ville située dans l'ouest du pays. Aujourd'hui, cet établissement est presque totalement dédié aux patients Covid, à l'exception du service de pédiatrie et des urgences.

"Nous avons environ 650 travailleurs, dont 100 sont actuellement en congé de maladie à cause du Covid. 70 % d'entre eux s'occupaient de patients Covid" explique Alexandra Pavlovičová la directrice de l'Hôpital.

Le système hospitalier slovaque est en mauvais état. Mais dans l'hôpital de Galanta, le service de soins intensifs a été agrandi et modernisé grâce à des fonds européens. Les règles y sont évidemment très strictes.

"Ici, tout le monde doit porter ces tenues spéciales. Les infirmières travaillent pendant 12 heures, les médecins travaillent parfois 24 heures dans ces vêtements" explique notre envoyé spécial Ádám Magyar.

Dans ce service, les patients ont tous besoin de ventilateurs et, malgré le travail acharné des infirmières et des médecins, 60 % d'entre eux meurent.

Ce taux de mortalité est identique à celui de mars 2020 en France, alors qu'il a fortement baissé depuis dans l'hexagone, tombant à 36 % en octobre dernier.

Début février, les autorités sanitaires slovaques ont découvert que le variant britannique était présent dans plus de 70 % d’un échantillon de tests positifs randomisé, et l'on sait la contagiosité de ce variant. Ces dernières semaines, l'âge moyen des patients, toujours plus nombreux, a aussi baissé.

La chef de l'unité de soins intensifs, Dagmar Bodáková, affirme que chaque jour est très difficile :

"Nous assurerons tant que nous y sommes obligés. Nous nous accrochons."

Les médecins et les infirmières essaient de s'entraider en cas de problème :

"Nous nous serrons les coudes et nous gardons une confiance mutuelle. Si quelqu'un est de mauvaise humeur, ou dans une mauvaise passe, nous nous asseyons pour lui parler. Nous travaillons en équipe dans cette situation difficile".

Et lorsque la charge de travail le permet, la chef de l'unité des soins intensifs joue un air de piano dans son bureau... C'est sa façon d'essayer d'alléger, au moins un peu, le fardeau de ses collègues.