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Syrie : comme il y a 10 ans, des manifestations anti-Bachar al-Assad

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Manifestation anti-Bachar al-Assad à Idlib (nord-ouest de la Syrie), le 15/03/2021
Manifestation anti-Bachar al-Assad à Idlib (nord-ouest de la Syrie), le 15/03/2021   -   Tous droits réservés  Ghaith Alsayed/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Des milliers de personnes ont manifesté ce lundi à Idlib dans le nord-ouest de la Syrie. Cette région est le dernier bastion encore aux mains de groupes rebelles et djihadistes.

La manifestation marquait le dixième anniversaire du soulèvement populaire contre le régime du président Bachar al-Assad.

Parmi les manifestants, certains étaient là en mars 2011, pour défier le pouvoir et réclamer davantage de liberté et de démocratie.

"Nous sommes venus renouveler notre engagement, comme nous l'avions fait en 2011 (...), à renverser le régime Bachar al-Assad, affirme Hanaa Dahnine. Nous continuerons notre révolution bénie même si elle doit durer 50 ans".

Certains ont brandi des portraits de victimes du conflit et d'autres le drapeau de la "révolution" adopté au début du soulèvement.

D'autres manifestations ont également eu lieu dans la ville frontalière d'Atmé, ainsi que dans des localités et villes contrôlées par les forces turques et leurs supplétifs syriens dans le nord d'Alep, comme Aazaz et Al-Bab.

Bien que les combats se soient quasiment arrêtés en Syrie à la faveur d'un cessez-le-feu entré en vigueur il y a un an à Idleb, les plaies restent béantes et la paix lointaine.

10 ans d'un conflit meurtrier

Le mouvement populaire du début s'est rapidement transformé en un conflit violent, mettant aux prises groupes rebelles, brigades djihadistes et troupes gouvernementales.

Le conflit local a pris une résonance régionale, avec des intérêts internationaux divergents.

D'après l'ONU, cette guerre en Syrie a fait plus de 380 000 morts, et près de 12 millions de déplacés.

Quant aux dégâts matériels, ils sont énormes.

Bachar al-Assad est toujours à la tête de l'Etat, notamment grâce au soutien militaire de la Russie. Il contrôle les deux tiers du territoire. Des élections sont prévues cet été, et il a de fortes chances de l'emporter.