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Birmanie : l'ONU craint une guerre civile, à l'image de la Syrie

Par euronews avec AFP
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Birmanie : l'ONU craint une guerre civile, à l'image de la Syrie
Tous droits réservés  AP Photo
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La Birmanie va-t-elle sombrer dans un conflit généralisé à l'image de la Syrie. C'est la crainte exprimée par l'ONU tandis que le mouvement de contestation se poursuit contre le coup d'Etat militaire qui a chassé du pouvoir Aung San Suu Kyi. Des défilés pro-démocratie ont marqué le premier jour des célébrations du Nouvel an bouddhiste.

Selon Michelle Bachelet, la Haute-Commisaire de l'ONU aux droits de l'homme, "il y a des échos clairs de la Syrie en 2011", au moment où des manifestations pacifiques étaient férocement réprimées. "Les Etats ne doivent pas permettre que les erreurs fatales qui ont été commises en Syrie et ailleurs se répètent", a-t-elle dit, appelant à des mesures immédiates et décisives pour forcer la junte à mettre fin à la répression. Elle a jugé en outre clairement insuffisantes les déclarations de condamnation et les sanctions ciblées des capitales occidentales.

Les Etats ne doivent pas permettre que les erreurs fatales qui ont été commises en Syrie et ailleurs se répètent
Michelle Bachelet
Haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme

Les opposants comptent bien faire entendre leur voix lors des festivités du Nouvel an bouddhiste. Des messages en faveur de la démocratie ont ainsi été glissés sur des pots de fleurs traditionnellement utilisés pour les fêtes. "Luttez pour la démocratie", "N'abandonnez jamais", peut-on lire sur des pots en argile.

Selon un opposant à Rangoun, qui se présente sous son seul prénom, Ray, pour des raisons de sécurité, les pots sont un moyen d'accueillir le Nouvel an et d'"honorer les héros morts".

"Il va y avoir un ensemble de choses planifiées dans les prochains jours pour montrer que nous sommes contre cette dictature", a-t-il dit. Selon le comptage effectué par l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), la répression du mouvement de désobéissance civile a fait déjà plus de 700 morts, dont 50 enfants.