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L’UE "prête à discuter" des brevets des vaccins contre le Covid-19

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Par Ana LAZARO  & Euronews
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L’UE "prête à discuter" des brevets des vaccins contre le Covid-19
Tous droits réservés  Claudio Centonze/ EU/Centonze Claudio

L'Union européenne si dit prête au dialotue sur une éventuelle levée des brevets des vaccins contre le covid-19. L'ouverture faite par la présidente de la Commission européenne lors de la conférence de Florence sur l'Etat de l'Union est une réponse à la proposition annoncée par les Etats-Unis.

"L'UE est prête à discuter de toute proposition qui s'attaquerait à la crise de façon efficace et pragmatique", assure Ursula von der Leyen. Il y a quelques jours encore la responsable allemande émettait pourtant des doutes sur une telle option.

Le Parlement européen était lui aussi réservé la semaine dernière lors de sa session plénière. 84 eurodéputés issus de différentes familles politiques ont tout de même envoyé une lettre à la Commission pour demander cette levée. "La Commission européenne doit suivre le mouvement maintenant, nous devons faire partie de la solution et nous devons arrêter de protéger les droits des industries qui travaillent actuellement sur les vaccins", assure l’eurodéputée libérale Samira Rafaela.

La décision doit être prise au niveau de l'Organisation mondiale du commerce. L'Inde et l'Afrique du Sud, qui ont lancé l’idée, ont le soutien d'une centaine de pays au sein de l'institution internationale. La position européenne n'est pas encore fixée mais elle pourrait faire pencher la balance.

Nous ne pensons pas que cela soit la solution pour augmenter la production
Nathalie Moll
Fédération européenne des industries et des associations pharmaceutiques

De son côté l'industrie pharmaceutique demande à la Commission européenne de continuer à soutenir l'innovation à travers la défense d'un cadre international des brevets plutôt qu'une levée des droits de la propriété intellectuelle. "Cela pourrait se révéler dangereux et contre-productif. Nous pourrions voir d'abord une diminution de la production et à long terme cela pourrait entrainer un désengagement des investissements dans des solutions contre des pandémies", souligne Nathalie Moll, directrice générale de la Fédération européenne des industries et des associations pharmaceutiques (EFPIA). Le secteur estime que la proposition de Washington est une solution de court terme et inefficace.

Les Etats membres de l'Union européenne n'ont pas encore défini une ligne commune. Certaines capitales ont cependant pris rapidement position. La France se déclare en faveur de cette levée.