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Putsch au Mali : arrestation des dirigeants accusés de "saboter la transition"

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Soldats patrouillant dans les rues de Bamako (Mali), ce mardi 25/05/2021
Soldats patrouillant dans les rues de Bamako (Mali), ce mardi 25/05/2021   -   Tous droits réservés  AP/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Les condamnations se multiplient après l'arrestation au Mali du Président et du Premier ministre de transition, tous deux démis de leurs fonctions par les militaires.

La France dénonce "un coup d’État dans le coup d’État"

Les deux dirigeants ont été interpellés ce lundi et conduits dans une caserne de Bamako. L'homme fort du pays, le colonel Assimi Goïta, qui était à la tête du putsch en août dernier, leur reproche d'avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter et d'avoir "saboté la transition".

La France, par la voie d'Emmanuel Macron, a dénoncé un "coup d’État dans le coup d’État" et se dit prête à prendre dans les prochaines heures des "sanctions ciblées" contre les protagonistes "si la situation n'est pas clarifiée". Paris a demandé par ailleurs une réunion d'urgence devant le Conseil de Sécurité de l'ONU.

L'UE et l'UA condamnent

Cette nouvelle crise fragilise un peu plus la situation politique de ce pays d’Afrique de l'Ouest. Outre la France, l'Union européenne condamne ce coup de force de l'armée :

« Nous condamnons ce qui s’est passé au Mali ces dernières heures : le kidnapping du président et du Premier ministre. Et nous soutenons la communication qui a été adressée par la Cedeao et par l’Union africaine. Nous appelons au retour à la transition qui doit être civile", a déclaré le président du Conseil, Charles Michel.

Le chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi, président en exercice de l'Union africaine (UA) s'est dit "consterné" par les derniers développements au Mali. Et d'appeler à la "libération immédiate et inconditionnelle des personnalités arrêtées".

Le Mali est confronté depuis plusieurs années à une instabilité, liée entre autres à la présence de groupes armés djihadistes, qui contrôlent une partie du territoire, notamment le nord du pays.

Cette fragilité sécuritaire affecte également plusieurs des pays de la région.