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Deuxième journée du G7 : entre points de convergence et différends tenaces sur le Brexit

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Par euronews  avec AFP
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Deuxième journée du G7 : entre points de convergence et différends tenaces sur le Brexit
Tous droits réservés  Peter Nicholls/AP

Il y a d'abord les thèmes qui les rassemblent. A Carbis Bay, en Angleterre, les dirigeants du G7 se sont entendus ce samedi pour lancer un plan mondial d'infrastructures pour les pays pauvres et émergents. Un marqueur de la stratégie de Joe Biden pour concurrencer la Chine tout en revenant au multilatéralisme.

Le projet serait transversal et concernerait les domaines du climat, de la santé, du numérique et la lutte contre les inégalités. L'administration américaine estime que des centaines de milliards de dollars pourraient être mobilisés, notamment grâce au secteur privé.

Les dirigeants se sont également entendus sur un plan pour prévenir de futures pandémies. Il s'agit surtout d'engagements à réduire le délai de développement des vaccins et une réforme de l'Organisation mondiale de la santé. Mais la question de la suspension - ou non - des brevets sur les vaccins, afin d'accélérer leur production, n'a pas été tranchée.

Des convergences, il y en eu aussi lors du premier entretien en aparté d'Emmanuel Macron avec Joe Biden. "Nous sommes sur la même ligne", a déclaré le président américain. Et lorsque la presse demande si les États-Unis étaient bel et bien de retour comme partenaire dans le concert des nations, le président français répond : "assurément".

Autrement dit, les tumultueuses relations de l'ère Donald Trump sont du passé. Au moins sur la forme. Mais sur le fond, tous les dossiers, comme ceux d'Airbus/Boeing ou des taxes sur les GAFA, ne sont pas réglés.

Derrière l'image d'une unité retrouvée, le Brexit est aussi venu assombrir le ciel de la deuxième journée de ce G7. Les Européens ont appelé Boris Johnson a respecter ses engagements en ce qui concerne le nouveau protocole douanier mis en place avec l'Irlande du nord après le Brexit.

En retour, le premier ministre britannique les a appelés à faire preuve de "pragmatisme" et a averti que son pays n'hésitera pas à passer en outre certaines dispositions du protocole nord-irlandais, en usant de l'article 16, qui l'y autorise en cas de "graves difficultés économiques, sociétales ou environnementales."

Pour rappel, l'Irlande du Nord est restée dans le marché unique européen et les contrôles de marchandises se font en mer d'Irlande pour éviter le retour d'une frontière dure entre la province britannique, au nord, et la République d'Irlande, au sud, qui est toujours membre de l'UE.

Mais face à la colère des unionistes qui dénoncent le rétablissement d'une frontière au sein même du Royaume-Uni, le gouvernement britannique a reporté certains contrôles douaniers, suscitant l'ire de la Commission européenne, qui a engagé une procédure d'infraction contre Londres.