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En Hongrie, des centaines de manifestants se mobilisent pour préserver leur presqu'île

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Par Euronews
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Le lac Balaton est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO
Le lac Balaton est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO   -   Tous droits réservés  Euronews
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Sauver les terres marécageuses au bord du lac Balaton, c'est ce que demandaient ces habitants lors d'une manifestation ce samedi 14 août en Hongrie. Environ 300 personnes se sont mobilisées contre la construction d'immeubles, de centres d'accueil et d'hôtels dans leur village de Tihany, au bord du lac classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

C'est une merveilleuse petite boîte à bijoux pour tout le pays
Éva Csáki-Maronyák
Habitante

Ils exigent que les autorités préservent cette terre sensible et précieuse, comme l'explique Éva Csáki-Maronyák, habitante de Tihany : "Tihany va tomber, il y a déjà eu un certain nombre d'installations au lac Balaton. Mais nous n'avons qu'une seule Tihany, et Tihany n'est pas seulement pour nous, les habitants, mais une merveilleuse petite boîte à bijoux pour tout le pays".

Un paysage dénaturé

Selon eux, ces nouvelles constructions ne ferait que dénaturer cette presqu'île d'origine volcanique, comme l'indique György Molnár, président de Révbe Érünk Egyesület : "Avec ces résidences, la population de la ville va presque doubler. Pour l'instant, nous ne voyons pas l'effet sur l'environnement, sur les transports ou sur les services publics. Nous ne voyons pas ce qu'il se passera ici".

Le maire de Tihany Imre Tósoki de son côté affirme que la réutilisation de cette terre est prévue depuis longtemps, puisqu'il y a peu d'espaces où construire des hôtels et des résidences dans la ville : "Cette zone est destinée au développement touristique depuis plus de 30 ans. pour le développement touristique depuis plus de 30 ans. La presqu'île est dans un parc national, il n'est pas possible de construire quoi que ce soit où l'on veut. "

Un moratoire attendu

Les habitants craignent que leur commune ne subisse le même sort que d'autres villes, où il est de plus en plus difficile d'accéder à l'eau. De plus, ces bâtiments de luxe sont construits par des oligarques, avec une aide financière de la Hongrie.

Les habitants demandent un moratoire de deux ans sur les constructions, période pendant laquelle ils négocieraient des compromis avec les autorités, pour préserver l'équilibre naturel des rives.