This content is not available in your region

La mari de Nazanin Zaghari-Radcliffe en grève de la faim à Londres

Access to the comments Discussion
Par euronews
euronews_icons_loading
Richard Ratcliffe mari de Nazanin Zaghari-Radcliffe, Londres, 23 septembre 2021
Richard Ratcliffe mari de Nazanin Zaghari-Radcliffe, Londres, 23 septembre 2021   -   Tous droits réservés  Matt Dunham/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

En Grande-Bretagne, le mari de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, détenue depuis plus de cinq ans en Iran, a entamé une nouvelle grève de la faim.

Richard Ratcliffe prévoit de dormir sous une tente devant le ministère des affaires étrangères à Londres pour faire pression sur le Premier ministre Boris Johnson , dénoncer son inaction et son échec à obtenir la libération de sa femme.

Cheffe de projet pour la Fondation Thomson Reuters, branche philanthropique de l'agence de presse du même nom, Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée en 2016 à Téhéran, où elle venait rendre visite à sa famille. Elle avait été accusée de complot pour renverser la République islamique, ce qu'elle nie farouchement, et condamnée à cinq ans de prison.

Après avoir purgé sa peine, elle a été de nouveau condamnée fin avril à un an de prison pour avoir participé à un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Londres en 2009.

Mi-octobre, Nazanin Zaghari-Ratcliffe a perdu son appel, faisant craindre à ses proches un retour imminent en prison, d'où elle avait été autorisée à sortir avec un bracelet électronique en mars 2020, à cause du Covid-19.

Dans une pétition en ligne qui comptait déjà plus de 3,5 millions de signatures dimanche après-midi, Richard Ratcliffe explique avoir entamé cette nouvelle grève de la faim, sa deuxième depuis 2018, pour obliger Londres à "prendre ses responsabilités".

Car même si Téhéran est "le principal responsable du cas de Nazanin", le Royaume-Uni a "laissé tomber" son épouse, alors qu'elle est selon lui prise en otage "dans un conflit entre les deux États" à cause d'une vieille dette de 400 millions de livres (467 millions d'euros), que Londres refuse de régler depuis l'éviction du shah d'Iran en 1979.

"Il y a deux ans, j'ai entamé une grève de la faim devant l'ambassade d'Iran", où "nous avons été autorisés à camper pendant 15 jours, à leur grande colère", a rappelé sur la pétition Richard Ratcliffe. Grâce à cela, il avait obtenu que leur fille Gabriella, venue avec sa mère en Iran et désormais âgée de 7 ans, "revienne à la maison", a-t-il précisé.

Sources additionnelles • AP, AFP