Crise migratoire : "La Russie peut jouer le rôle de médiateur", estime Svetlana Tikhanovskaïa

Crise migratoire : "La Russie peut jouer le rôle de médiateur", estime Svetlana Tikhanovskaïa
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Par euronews avec Agences
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Depuis la Lituanie où elle est exilée depuis 2020, la cheffe de l’opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa a estimé que la Russie pourrait jouer un rôle de médiateur dans la résolution de la crise migratoire.

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"La crise à la frontière avec le Bélarus pourrait encore durer des mois, voire des années", tel est l'avertissement donné par la Pologne alors que des milliers de migrants sont encore bloqués aux portes de l’Europe. Depuis la Lituanie où elle est exilée depuis 2020, la cheffe de l’opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa a estimé que la Russie pourrait jouer un rôle clef dans la résolution de cette crise.

"Nous n'avons aucune preuve que le Kremlin soit impliqué d'une manière ou d'une autre dans cette crise. Mais au moins, la Russie observe calmement ce qui se passe. Bien sûr, elle pourrait jouer un rôle constructif dans la résolution de la crise, tant au niveau migratoire que politique, en étant l'un des médiateurs entre le régime et la société démocratique du Bélarus", a-t-elle dit lors d'une interview accordée à la télévision nationale lituanienne.

Alors que l'Union européenne accuse Minsk d'orchestrer cette crise migratoire, la dirigeante de l'opposition bélarusse appelle à ne pas oublier ce qui se passe aussi dans son pays.

"La crise humanitaire a un peu détourné l'attention de la crise politique. Dans les prisons, des milliers de personnes souffrent toujours dans des conditions terribles. Rien n’est filmé, il n'y a pas d'images et donc rien à quoi se rattacher, alors on oublie peu à peu. Mais si nous ne résolvons pas la crise politique au Bélarus, la crise de la dictature, nous ne résoudrons pas la question de la migration, parce que le régime trouvera toujours autre chose. Il faut donc soigner la maladie elle-même, plutôt que traiter les symptômes", a estimé Svetlana Tikhanovskaïa.

En attendant, l’Union européenne s’apprête à durcir les sanctions contre le régime d’Alexandre Loukachenko. Quant à la Pologne, elle débutera bientôt la construction d’un mur le long de la frontière avec le Bélarus.

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