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Frontière avec le Bélarus : la Lituanie veut prolonger l'état d'urgence

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Par Euronews
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La Lituanie veut prolonger l'état d'urgence à la frontière avec le Belarus.
La Lituanie veut prolonger l'état d'urgence à la frontière avec le Belarus.   -   Tous droits réservés  Mindaugas Kulbis/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

Le gouvernement lituanien veut prolonger d'un mois l'état d'urgence le long de sa frontière avec le Belarus, et souhaite également l'étendre à la frontière avec la Pologne à partir du 10 décembre. Pour la ministre de l'intérieur, Agne Bilotaite,cette dernière mesure ne remettrait pas en cause la libre circulation dans l'espace Schengen, mais faciliterait les contrôles des véhicules soupçonnés de transporter des migrants vers le reste de l'Union Européenne. "Cela ne reviendra pas à cela imposer des contrôles dans l'espace Schengen. Il s'agira simplement d'un renforcement des contrôles et de la protection des frontières dans le but d'empêcher la migration secondaire", a-t-elle expliqué.

Selon la ministre, les réseau de "migration secondaire" se développent, pour aider les exilés présents sur le sol Lituanien à rejoindre la Pologne, puis l'Allemagne.

Même si la pression migratoire est moins forte en Lituanie, plusieurs dizaines de migrants tenteraient la traversée chaque jour, en coupant les barbelés. "D'après mes conversations avec les migrants, ils sont poussés vers le territoire lituanien alors qu'eux-mêmes souhaiteraient déjà retourner dans leur pays d'origine. Mais on ne leur donne tout simplement pas la possibilité de se rendre à l'aéroport de Minsk", raconte Donatas Urbelionis, commandant du poste frontière de Kabeliai :

Le gouvernement soumettra vendredi au Parlement la proposition de prolongation de l'état d'urgence. Contrairement à la première promulgation le 9 novembre, les médias devraient cette fois être autorisés à accéder aux centre d'hébergement des migrants.

Selon les estimations, entre 7 000 et 15 000 personnes se trouveraient toujours au Bélarus, avec l'espoir d'entrer un jour dans l'Union européenne.