This content is not available in your region

France 2022 - Jennifer, 25 ans : "Jusqu'en 2019, on ne pouvait pas voter"

Access to the comments Discussion
Par Ophélie Barbier  & Océane Duboust, Valentine Hullin, Margaux Racanière
euronews_icons_loading
Jennifer Papirski, 25 ans, va voter pour la première fois cette année.
Jennifer Papirski, 25 ans, va voter pour la première fois cette année.   -   Tous droits réservés  Euronews

Jennifer Papirski a 25 ans et vit à Villeurbanne dans un foyer de vie. Elle travaille dans un ESAT ; un établissement médico-social de travail protégé. Ce lieu est réservé aux personnes en situation de handicap et veille à leur insertion sociale et professionnelle. Jennifer n'est pas encore certaine d'aller voter cette année.

Euronews : Est-ce que tu pourras voter cette année ?

Jennifer Papirski : Je pourrai voter cette année.

Tu avais voté en 2017 ?

On ne pouvait pas encore voter, nous.

Pourquoi ? Tu étais trop jeune ?

Non, c'est que les personnes handicapées n'avaient pas le droit de voter. Il n'y avait que les personnes non handicapées qui avaient le droit de voter.

Le droit de vote a été ouvert à toutes les personnes porteuses d'un handicap mental en mars 2019.

Tu trouves cela normal ?

Non, on est tous pareils, on peut tous voter.

Ça te fait quoi de pouvoir voter pour la première fois ?

Ça fait un peu bizarre, on ne connait pas trop encore.

Tu connais les candidats ?

Macron, Le Pen... et les autres, je ne sais plus, mais je sais qu'il y en a douze.

Comment tu t'informes, en cette période électorale ?

Je regarde un peu les infos, ou des fois on en parle entre nous avec mes collègues, mes amis ou les éducateurs.

Tu penses aller voter cette année ?

Je ne sais pas encore si je vais aller voter cette année ou pas.

Eric Zemmour avait fait polémique en janvier 2022, en dénonçant "l'obsession de l'inclusivité" des enfants en situation de handicap dans les écoles. Qu'est-ce que tu penses de cela ?

Non, tout le monde doit être ensemble.

Journaliste : C'est important pour toi ?

Pour tout le monde. Ça ne sert à rien de mettre les handicapés à part et les gens "normaux" de l'autre côté. On est tous pareils. Après, on n'est pas identiques, mais on a tous la même vie.