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France 2022 - Lucas, 20 ans : "La politique occupe tout mon temps"

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Par Ophélie Barbier  & Océane Duboust, Valentine Hullin, Margaux Racanière
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Lucas Valastro, 20 ans, est étudiant en droit à l'Université catholique de Lyon et président de l'Association du Parlement des étudiants de Lyon.
Lucas Valastro, 20 ans, est étudiant en droit à l'Université catholique de Lyon et président de l'Association du Parlement des étudiants de Lyon.   -   Tous droits réservés  Euronews

Lucas Valastro, 20 ans, est étudiant en droit à l'Université catholique de Lyon. Il est aussi le président de l'association du Parlement des étudiants de Lyon. Passionné de politique, Lucas considère indispensable que les jeunes connaissent le fonctionnement des institutions, afin de savoir comment et pour qui voter.

Euronews : C'est quoi le Parlement des étudiants ?

Lucas Valastro : Le Parlement des étudiants est une association étudiante. On est un petit groupe de jeunes. Notre but, c'est d'expliquer aux jeunes le fonctionnement des institutions de manière générale.

Fondé en 2014, le Parlement des étudiants organise des simulations parlementaires mais aussi des rencontres et des visites d'institutions.

Pourquoi as-tu adhéré à cette initiative ?

Je me suis rendu compte que même moi, qui m'intéresse à la politique, je ne connaissais pas réellement le fonctionnement de toutes nos institutions. Ce que je trouve aujourd'hui, c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup d'étudiants, même des jeunes qui ne sont pas étudiants, que ce soit au collège ou au lycée, qui ne connaissent pas le fonctionnement des institutions. Et donc, c'est exactement la question : comment peuvent-ils aller voter s'ils ne savent pas pourquoi et pour qui ils votent ?

Quels sont les thèmes les plus importants pour toi dans cette campagne ?

Je pense que les thèmes les plus importants seraient l'écologie, l'économie. Cela pourrait toucher la sécurité sur certains points, ainsi que l'éducation, surtout pour les jeunes.

Pourrais-tu développer l'enjeu de la sécurité ?

Dans beaucoup de villes, on remarque qu'il y a de l'insécurité, notamment pour les femmes quand elles rentrent chez elles tard le soir. Je ne trouve pas du tout normal le cas de certaines amies. C'est à dire que, lorsqu'elles rentrent chez elles après 21 ou 22 h, elles sont obligées de prendre un Uber et je ne trouve pas du tout cela normal. Et donc, je pense que le sujet de la sécurité concerne aussi les jeunes.

Où te placerais-tu sur l'échiquier politique ?

Je suis plutôt au centre, je pense que je prends les bons côtés de la droite, je prends les bons côtés de la gauche. En tout cas, je ne m'en prive pas.

Journaliste : cela me fait penser à quelqu'un...

Oui ! Mais non... Je suis vraiment au centre mais je ne m'estime pas chez En marche, par exemple.

Qu'est-ce que tu penses du mandat d'Emmanuel Macron ?

Je pense qu'il a eu un mandat très difficile et que beaucoup de personnes, notamment tous les candidats qui sont là aujourd'hui, auraient géré difficilement. Est-ce qu'il l'a bien géré ? Oui, je pense que de manière générale, il l'a plutôt bien géré. Mais le problème principal d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a été très condescendant avec les Français. Je pense à ses petites phrases, c'est ça qui a fait beaucoup de mal. Par exemple, dernièrement avec "emmerder les Français". On ne peut pas dire ça quand on est président de la République. Pour moi, ce sont des erreurs.

Quelle place occupe la politique dans ta vie ?

Ça occupe tout mon temps, sincèrement. Moi, je suis passionné de politique, donc ça occupe réellement tout mon temps. J'en discute beaucoup avec tout le monde. Ce qui est hyper intéressant, c'est que j'en discute réellement avec toutes sortes de personnes. C'est à dire que je ne me consacre pas qu'aux étudiants de droit qui voteraient à droite, je ne me consacre pas qu'aux étudiants d'autres facultés qui voteraient à gauche. Je me consacre vraiment à plein de monde et c'est hyper intéressant de discuter avec tout ce monde possible.