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France 2022 - Elwen, 21 ans : "Ce qui compte, c'est la mobilisation populaire"

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Par Ophélie Barbier  & Océane Duboust, Valentine Hullin, Margaux Racanière
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Elwen Troussi, 21 ans et étudiante à Lyon 2, vote pour la première fois à l'élection présidentielle en 2022
Elwen Troussi, 21 ans et étudiante à Lyon 2, vote pour la première fois à l'élection présidentielle en 2022   -   Tous droits réservés  Euronews

Elwen Troussi a 21 ans. Elle est étudiante en administration publique à Lyon 2. Coordinatrice locale lyonnaise de la Primaire populaire, elle souhaite que l'écologie, la justice sociale et la démocratie soient au cœur de la campagne présidentielle.

Euronews : C'est ta première élection présidentielle ?

Elwen Troussi : C'est ma première élection présidentielle, dans le sens où c'est la première fois que je vais pouvoir voter. Mais j'avais déjà suivi l'élection présidentielle de 2017.

De quoi aimerais-tu qu'on parle dans cette campagne présidentielle ?

J'aimerais bien qu'on parle d'écologie, de justice sociale, de démocratie. C'étaient vraiment les trois points principaux de la lutte de la Primaire populaire pendant des mois, avec l'idée de les inscrire dans l'agenda électoral.

La Primaire populaire a organisé un vote en janvier, pour choisir un candidat d'union pour la gauche.

Qu'est-ce qui t'as motivée à rejoindre la Primaire populaire ?

Ce qui m'intéressait dans la Primaire populaire dès le début, c'est le fait de pousser des idées en dehors de toute ambition personnelle. Vraiment, on a travaillé pendant des mois pour que les egos des politiques ne fassent pas barrière aux idées qu'ils défendent. Encore aujourd'hui, je peux dire que c'était la meilleure méthode à employer, donc ça me donne envie de m'engager encore.

La Primaire populaire a échoué. Qu'est-ce que tu en retiens ?

C'est très intéressant, en fait. Moi, j'ai beaucoup appris du fait qu'effectivement, c'était parce que tout le monde ne s'est pas saisi de cet outil qu'il a échoué. Ce qui compte, c'est la mobilisation populaire.

Tu vis comment cette campagne présidentielle ?

Mon père est marocain, il est arrivé à 21 ans en France. Ma mère est française. Donc tous les discours qui parlent de l'immigration, forcément, ça m'impacte parce que j'en vois la réalité aussi.

Tu penses quoi des discours politiques ?

Du fait de mon engagement à la Primaire populaire, je me suis énormément intéressée aux différentes figures politiques, aux différents discours. J'en ai écouté beaucoup, peut-être trop. J'en parle autour de moi pour essayer de relativiser aussi ce que j'entends. Je me rends compte que le monde quotidien que j'ai, il est beaucoup plus simple que les discours qui me donnent à voir une France déconfite.