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Ukraine : plus d'un millier d'écoles et de collèges pris pour cible selon Kyiv

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Par Euronews  avec AP
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Une école endommagée par une frappe aérienne des forces russes à Tchernihiv, en Ukraine, mercredi 13 avril 2022.
Une école endommagée par une frappe aérienne des forces russes à Tchernihiv, en Ukraine, mercredi 13 avril 2022.   -   Tous droits réservés  Photo : Evgeniy Maloletka (AP)

Selon le gouvernement ukrainien, plus de 1 000 écoles et collèges auraient été militairement visés depuis l'invasion russe le 24 février dernier.

A Tchernihiv, dans le nord du pays, près de la frontière bélarusse, la directrice d'école Inna Levchenko se pensait en sécurité dans son école jusqu'à ce qu'une bombe vienne frapper l'établissement scolaire le 3 mars dernier, et qu'elle soit blessée.

"On avait écrit en grosses lettres le mot enfants et on l'avait accroché aux fenêtres", témoigne-t-elle depuis Kyiv (Kiev en russe) où elle a été prise en charge médicalement.

"Quand ils ont largué la bombe, ils ont bien vu que c'était une école. Lorsqu'ils utilisent des lance-roquettes, il peuvent louper leur cible. Mais avec une bombe sur l'école, c'était une destruction ciblée, une intimidation pour que les gens soient terrifiés", accuse-t-elle.

Les 70 enfants mis en sécurité par la directrice dans le sous-sol de l'école ont survécu. Mais 9 autres personnes sont mortes dans l'explosion dont un élève de 13 ans.

En Ukraine, les écoles servent souvent d'abris pour la population mais aussi de lieu de distribution pour la nourriture.

De possibles crimes de guerre

Viser intentionnellement une école qui n'est pas utilisée à des fins militaires constitue un crime de guerre selon David Bosco, chercheur à l'Université de l'Indiana à Bloomington, aux Etats-Unis.

"Si les faits suggèrent qu'il y a un schéma derrière, c'est est un élément très important lors d'une enquête sur les crimes de guerre. En particulier si vous essayez d'enquêter ou d'engager des poursuites à l'encontre de hauts responsables militaires ou politiques. Plus ce schéma est solide et plus la preuve est forte qu'il y a une sorte de plan ou de politique pour frapper ces installations", explique l'expert en crimes de guerre.

Les responsables russes nient cibler délibérément les infrastructures civiles.

Mais selon les calculs de nos confrères d'Associated Press, les bombardements d'au moins 57 écoles pourraient constituer de possibles crime de guerre en Ukraine.