This content is not available in your region

France : "pour la première fois, des femmes rapatriées avec leurs enfants" de Syrie

Access to the comments Discussion
Par Anne Devineaux  & Anelise Borges
euronews_icons_loading
Des femmes avec des enfants marchent dans le camp de Roj, en Syrie, le 28 mars 2021
Des femmes avec des enfants marchent dans le camp de Roj, en Syrie, le 28 mars 2021   -   Tous droits réservés  DELIL SOULEIMAN/AFP or licensors

La France a rapatrié sur son sol 35 enfants et 16 mères qui se trouvaient dans des camps de prisonniers djihadistes dans le nord-est de la Syrie. La nouvelle a été annoncée ce mardi via un communiqué du ministères des Affaires étrangères.

"Les mineurs ont été remis aux services de l’aide à l’enfance et les mères aux autorités judiciaires compétentes", est-il précisé.

Depuis la chute du califat de l'EI, c'est le premier rapatriement aussi important de ressortissants français. Un changement de politique salué par les associations de familles.

"une première victoire" pour les familles

Interrogé par Anelise Borges, Albert Daguet, membre du "Collectif des familles unies", salue "une première victoire". "C'est un changement d'attitude à 180 degrés de la part du gouvernement français. Pour la première fois, enfin, depuis trois ans des femmes ont été rapatriées avec leurs enfants, alors que pour l'instant il y avait vraiment une position intransigeante de la part de l'Etat français. On apprécie à sa juste valeur ce changement là", explique-t-il.

Albert Daguet a lui-même une fille et un petit fils en Syrie. Si ces derniers ne font pas partis du groupe rapatrié, désormais, selon lui, l'espoir est permis.

"Je n'ai qu'un petit-enfant. Il a presque trois ans et demi et je ne l'ai encore jamais embrassé, jamais tenu dans mes bras. C'est un cauchemar qui dure. C'est quelque chose dont on ne voit pas la fin. Là, c'est une lumière qui s'est allumée au bout du tunnel", témoigne-t-il.

Avant cette opération, 126 enfants étaient déjà rentrés en France. Ils en restent des dizaines d'autres dans ces camps aux conditions de vie jugées déplorables.

On a par ailleurs appris, que parmi les femmes rapatriées, figurerait Emilie König, une des djihadhistes françaises les plus connues. Accusée d'avoir recrutée pour l'EI et d'avoir appelé à commettre des attaques en Occident. Elle devrait être mise en examen puis incarcérée après son passage devant les juges.

La Belgique, qui compte avec la France parmi les pays européens ayant vu partir le plus grand nombre de combattants en zone irako-syrienne, a récemment procédé au rapatriement de 16 enfants de djihadistes et de six mères.