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Le risque d'une récession plane sur les Etats-Unis

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Par euronews  avec AFP
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Un chômeur aux Etats-Unis
Un chômeur aux Etats-Unis   -   Tous droits réservés  John Raoux/Copyright 2020 The Associated Press

L'économie américaine est "sur le bon chemin" assure Joe Biden, le président américain qui ne se dit pas surpris du ralentissement de l'économie puisque la Réserve fédérale a relevé ses taux directeurs pour réduire une inflation record en juin à 9,1% sur un an. Pour le locataire de la Maison Blanche, l 'économie n'est pas en récession en raison d'autres indicateurs plus favorables, comme l'emploi.

Mais les chiffres publiés ce jeudi par le département du Commerce ne disent pas la même chose. Le produit intérieur brut s'est à nouveau contracté de 0,9% au deuxième trimestre, un chiffre pire que prévu qui s'ajoute au recul de 1,6% déjà enregistré au premier trimestre.

Le département du Commerce précise que le recul du PIB au deuxième trimestre reflète des baisses d'investissements des entreprises et d'achats de logements de la part des ménages. Les gouvernements, tant fédéral que locaux, ont également freiné leurs dépenses.

La consommation, locomotive de la croissance américaine, s'est maintenue, mais grâce aux dépenses dans les services, et notamment les loyers, dont les prix ont flambé avec l'inflation. Les achats de biens, eux, ont diminué.

Le recul du PIB sur le trimestre est de 0,2% si l'on compare simplement au trimestre précédent, comme le font d'autres économies avancées.

Alors, les États-Unis ont-ils ou non plongé dans la récession? Le débat, qui faisait déjà rage depuis plusieurs jours, va ainsi pouvoir repartir de plus belle.

C'est "décevant mais (cela) ne signifie pas que l'économie soit en récession", observe Andrew Hunter, économiste pour Capital Economics, précisant que le recul est dû également aux stocks non-écoulés, qui représentent un coût pour les entreprises.

"Nous doutons que l'économie soit en récession compte tenu de la vigueur du marché du travail", estiment également Lydia Boussour et Kathy Bostjancic, économistes pour Oxford Economics.

Elles observent cependant que "le ralentissement de la demande intérieure confirme que l'économie ralentit rapidement dans un contexte d'inflation obstinément élevée et de resserrement agressif de la Fed".

Le taux de chômage, à 3,6%, est tout proche de son niveau pré-pandémique, qui était le plus bas depuis 50 ans, et les employeurs peinent toujours à recruter.