Ces cinq dirigeants européens qui ont gouverné moins longtemps que Liz Truss

La première ministre Liz Truss a annoncé sa démission, après 45 jours au pouvoir.
La première ministre Liz Truss a annoncé sa démission, après 45 jours au pouvoir. Tous droits réservés Frank Augstein / AP
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Par Euronews
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🗓️ Quel est le point commun entre Egon Krenz, le dernier chef d’Etat de la RDA et l'ex-Première ministre suédoise Magdalena Andersson ? Ils ont été à la tête de leur pays moins longtemps que Liz Truss. La dirigeante britannique a présenté ce jeudi sa démission après 44 jours au pouvoir.

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En annonçant sa démission ce jeudi, 44 jours après sa nomination, Liz Truss est devenue la cheffe de gouvernement au mandat le plus court de l'histoire contemporaine du Royaume-Uni. Mais que celle qui va quitter le 10 Downing Street dans les prochains jours se rassure. Depuis l'après-guerre d'autres en Europe ont égalé ou battu ce record.

Allemagne : Egon Krenz - 43 jours

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Egon Krenz (au centre) ex dirigeant de la RDA - 08.11. 2000DAMIEN MEYER/AFP

Egon Krenz a été le dernier président du Conseil de l'État de la République démocratique allemande (RDA) entre le 24 octobre et le 6 décembre 1989. Il arrive aux affaires dans un contexte très tendu. Fin 1989, des milliers d'Allemands sont parvenus à fuir la RDA vers la République fédérale d'Allemagne (RFA) et le bloc occidental. 

Pendant plusieurs semaines d'importantes manifestations hostiles au régime s'organisent jusqu'à la chute du Mur de Berlin le 9 novembre. Près d'un mois après, sous pression, Egon Krenz finit par se retirer de la présidence. 

Bulgarie : Andrey Lukanov- 22 jours

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Andrey Lukanov lors d'un meeting à Sofia (Bulgarie) - 12.06.1990CHRISTOPHE SIMON/AFP

Andrey Lukanov détient le record du plus court séjour à la tête de l'État bulgare, établi fin 1990. Nommé le 8 février 1990 alors que le pays entame tout juste sa transition démocratique, il échoue à former une coalition de gouvernement avec l'opposition et finit par quitter son poste le 7 décembre 1990 après des manifestations de grande ampleur et une grève générale.

Six ans plus tard, il est assassiné devant son appartement à Sofia dans la capitale bulgare. Les véritables motifs du meurtre ne sont toujours pas clairs et le ou les responsables n'ont jamais été arrêtés. 

Chypre : Nikólaos Sampsón - 8 jours

Journaliste de formation devenu activiste politique, il participe au coup d'Etat du 15 juillet 1974 et renverse le gouvernement de Makarios III. Il parvient pendant huit jours à se hisser au rang de président de la République chypriote. Cet épisode lui coûtera une condamnation à 20 années de prison en 1976.  

Lituanie : Albertas Šimėnas - 3 jours

Albertas Šimėnas est devenu le Premier ministre du pays balte le 10 janvier 1991, après la démission du gouvernement précédent en raison de troubles économiques.

Problème, il disparait sans donner d'explication trois jours plus tard, après que l'armée soviétique soit entrée dans la capitale Vilnius. C'est ce que l'on appellera plus tard les "évènements de janvier". 

C'est donc Gediminas Vagnorius, membre du Parti chrétien lituanien, qui reprend les rênes du pays. Albertas Šimėnas réapparaît quelque temps plus tard et rejoint le gouvernement de Vagnorius en tant que ministre de l'Economie jusqu'à sa chute en juillet 1992. Plus tard, il confiera s'être enfui et caché chez sa famille dans le sud de la Lituanie à Druskininkai. 

Suède : Magdalena Andersson - 8 heures

Jonas Ekstromer/AP
L'ex-Première ministre suédoise Magdalena Andersson et leader du parti social-démocrate - 11.09.2022Jonas Ekstromer/AP

La palme revient finalement à Magdalena Andersson. Elue sur le fil le 24 novembre 2021, elle est contrainte de démissionner quelques heures plus tard après la décision du parti écologiste suédois de quitter la coalition gouvernementale. À noter toutefois qu'elle n'avait pas encore été désignée officiellement par le roi Carl XVI Gustaf. 

Cheffe des sociaux-démocrates, elle est finalement réélue par le Parlement le 29 novembre. Elle est par ailleurs la première femme à accéder à cette fonction en Suède. En septembre dernier, après avoir reconnu la défaite de la gauche lors des législatives, elle cède sa sa place au conservateur Ulf Kristersson.

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