Population mondiale : le cap des huit milliards d'habitants franchi

Access to the comments Discussion
Par Euronews
Mumbai, le 11 juillet 2022
Mumbai, le 11 juillet 2022   -   Tous droits réservés  Rajanish Kakade/Copyright 2020 The AP. All rights reserved

Notre planète a atteint selon les estimations, le cap des huit milliards d'habitants,une augmentation de la population qui n'est pas prête de s'arrêter. L'immense majorité des êtres humains vit en Asie, l'Europe ne représentant que 10% de la population mondiale, et l'Afrique, 17%.

Source : UN World population prospect, 2019, via Euronews
Répartition de la population mondialeSource : UN World population prospect, 2019, via Euronews

Et comme chacun le sait, l'Homme, a un impact sur son environnement.

"Les 10% les plus riches en termes de richesse nette sont responsables d'environ 50% des émissions de gaz à effet de serre, et ils ne représentent que 770 millions de personnes dans le monde" explique Raya Muttarak, professeure spécialisée dans les questions de démographie au Wittgenstein Centre (Autriche).

"Les 50% du bas de l'échelle, qui représentent environ 4 milliards de personnes dans le monde, n'émettent que 12% de gaz à effet de serre" souligne-t-elle.

Mécaniquement, l'augmentation de la population devrait conduire à une hausse des émissions de gaz à effet de serre. Selon les estimations, le monde pourrait compter entre 9 et 12 milliards d'humains à l'horizon 2100.

Mais l'impact environnemental dépend surtout des comportements et des mesures prises par les États, certains faisant mieux que d'autres. Cette carte, reprenant les données de Climate Watch, montre en rouge les pays dont les émissions de gaz à effet de serre par habitant sont les plus élevées. Et les Etats les plus peuplés ne sont pas forcément les plus mauvais élèves.

Source : Climate Watch via Euronews
Emissions de gaz à effet de serre par habitantsSource : Climate Watch via Euronews

D'après le GIEC, environ 3 % de la population mondiale sera déplacée en raison du changement climatique d'ici 2050. Les migrations forcées à grande échelle pourraient fortement compromettre les efforts déployés en faveur du développement. Et ce, même si le monde parvenait à maintenir la hausse moyenne des températures en dessous des 2 degrés, comme convenu par l'accord de Paris.