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Abolition de la police des mœurs en Iran: les manifestants restent sceptiques.

Téhéran, Iran, le 5 décembre 2022
Téhéran, Iran, le 5 décembre 2022 Tous droits réservés ATTA KENARE/AFP or licensors
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Par Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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"Malheureusement, rien n’indique que les dirigeants iraniens améliorent la façon dont ils traitent les femmes et jeunes filles", déclare Washington

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Près de trois mois après le début du mouvement de contestation, le procureur général iranien annonce la dissolution de la police des mœurs. Une annonce surprise considérée comme un geste d'apaisement de la part du régime, mais qui laisse les manifestants sceptiques.

Mahsa Alimardani, chercheuse pour l'organisation britannique de défense de la liberté d'expression Article 19souligne que la suppression de cette police n'a pas été suivie de changements législatifs. Selon elle, il ne faut pas s'attendre à une amélioration de la situation.

_"Cela fait plusieurs semaines que beaucoup de gens en Iran n'ont pas vu la police des mœurs. Mais est-ce un changement positif ? Non, il y a eu un afflux d'autres forces de sécurité sur le terrain. Et ces forces de sécurité ont été déployées pour tirer, tuer, battre, arrêter des manifestants et les mettre en garde à vue, infliger des tortures sans aucune procédure régulière ni aucune accusation pénale appropriée contre les manifestants._Ç__a détourne l'attention, parce que quiconque connaît l'Iran sait que la police des mœurs n'est pas le problème."

Des propos destinés avant tout à la Communauté Internationale et aux Occidentaux, qui ont annoncé de nouvelles sanctions il y a trois semaines.

La police des mœurs, créée par le Conseil suprême de la Révolution culturelle sous le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, a commencé ses patrouilles en 2006 avec pour objectif de faire respecter le code vestimentaire strict iranien.

Des commerces iraniens ont fermé leurs portes lundi dans plusieurs villes après que des manifestants ont appelé à une grève de trois jours contre les autorités religieuses du pays, confrontées à la vague de contestation la plus importante depuis la révolution islamique de 1979.

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