« Sauver Saakashvili » : les partisans de l’ex-président géorgien réclament sa libération

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Par Etienne Paponaud
"Liberté pour Misha", brandit un partisan de l'ex-président géorgien Mikheïl Saakashvili (2004 - 2013) devant le siège du gouvernement à Tbilissi, Géorgie, mercredi 4 janvier.
"Liberté pour Misha", brandit un partisan de l'ex-président géorgien Mikheïl Saakashvili (2004 - 2013) devant le siège du gouvernement à Tbilissi, Géorgie, mercredi 4 janvier.   -  Tous droits réservés  Shakh Aivazov/Copyright 2023 The AP. All rights reserved

Les manifestants ont investi les rues de Tbilissi et de plusieurs autres villes géorgiennes mercredi pour soutenir l’ex-président Mikheïl Saakashvili. La dégradation de son état de santé pousse ses partisans à réclamer la fin de sa détention et son transfert médical vers l’étranger. « _Le message central, c'est "sauvez Saakashvili!"_», avance Akaki Minashvili, membre du Mouvement national uni, le parti politique fondé par l’ex-chef d’Etat entre 2004 et 2013.

Condamné pour « abus de pouvoir » par coutumace en 2018, le leader pro-occidental trouve refuge en Ukraine, pays dont il possède la nationalité. Après huit ans d’exil, il est arrêté lors de son retour en Géorgie, en octobre 2021.

Irakli Gedenidze/AP
Mikheïl Saakashvili lors de son procès à Tbilissi, le 2 décembre 2021.Irakli Gedenidze/AP

Après une grève de la faim et 40 kilos perdus en un an, ses avocats formulent une demande de libération ou de report de peine raisons de santé. Une demande formulée après avoir pris connaissance d’un rapport médical toxicologique réalisé fin novembre aux États-Unis. Celui-ci indiquerait des traces de mercure et de cyanure dans les analyses de Mikheïl Saakashvili

Son équipe de défense dénonce alors une tentative d’empoisonnement, un risque de mortalité accru, et pointe du doigt le parti Rêve géorgien, dont les atteintes à la démocratie se multiplient depuis son arrivée au pouvoir en 2012, et dont est issue l’actuelle présidente Salomé Zourabichvili. L’état de santé de Mikheïl Saakashvili ne serait qu’un simulacre selon le parti et plusieurs officiels géorgiens, pour qui l’ex-président tente d’échapper à la justice.

Mercredi, des manifestants se sont rendus devant le siège de l’administration présidentielle à Tbilissi pour continuer de réclamer la libération de celui qui dit avoir renoncé à ses ambitions politiques en Géorgie.