Bélarus : ouverture du procès par contumace de l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa

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Par euronews  avec Agences
Bélarus : ouverture du procès par contumace de l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa.
Bélarus : ouverture du procès par contumace de l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa.   -   Tous droits réservés  AP Photo/Markus Schreiber

Le procès par contumace de l'opposante bélarusse en exil Svetlana Tikhanovskaïa s'est ouvert ce mardi à Minsk. Elle est visée par une dizaine d'accusations, notamment celles de haute trahison. Son procès, Svetlana TikhanovskaIa le qualifie de "farce" et de "vengeance personnelle" d'Alexandre Loukachenko contre celle qui a fait trembler son pouvoir en 2020.

"Tout d'abord, j'appellerais cela un soi-disant procès, car cela n'a rien à voir avec la justice dans notre pays. Donc, tous ces procès sont une vengeance contre ceux qui s'opposent au régime de Loukachenko ou qui s'opposent à la guerre. (...) Donc, je ne m'attends à rien. Je serai condamné à de nombreuses années de prison ; à autant d’années qu’on aura ordonné au juge de me condamner", a réagi l'opposante.

Tous ces procès sont une vengeance contre ceux
qui s'opposent au régime de Loukachenko
Svetlana Tikhanovskaïa
Cheffe de l'opposition bélarusse

Pendant l'été 2020, le Bélarus avait été secoué par un mouvement de contestation historique pour dénoncer la réélection controversée de l’autoritaire Alexandre Loukachenko. Svetlana TikhanovskaIa était alors devenue le visage des forces démocratiques et la bête noire d'un régime dont elle dénonce inlassablement les exactions brutales.

À Minsk, quatre alliés en exil de l'opposante sont également jugés, tout comme le journaliste bélarus, figure de la minorité polonaise, Andrzej Poczobut dont le procès à huis clos s'est ouvert ce lundi.

Les procès de plusieurs collaboratrices du site d'information Tut.by, principal média indépendant du bélarus, dont sa rédactrice en chef Marina Zolotova, ont aussi débuté à huis clos.

Début janvier, un tribunal avait commencé à juger Ales Bialiatski, un militant pour la démocratie emprisonné, co-lauréat du prix Nobel de la paix 2022 et fondateur du Centre de défense des droits humains Viasna. Emprisonnés depuis juillet 2021, ses collaborateurs et lui risquent jusqu'à 12 ans de prison.