La Croatie membre à part entière de l'espace Schengen

Pour les voyageurs européens, les derniers contrôles aéroportuaires ont été levés en Croatie
Pour les voyageurs européens, les derniers contrôles aéroportuaires ont été levés en Croatie   -  Tous droits réservés  DENIS LOVROVIC/AFP or licensors
Par euronews

Depuis samedi minuit, la Croatie est membre à part entière de l'espace Schengen avec la levée des derniers obstacles dans les aéroports du pays.

Depuis samedi minuit, la Croatie fait désormais pleinement partie intégrante de l'espace Schengen. Une bonne nouvelle pour les Croates mais aussi pour les touristes européens qui se rendront cet été ce pays.

Si les contrôles aux frontières terrestres ont déjà été levés le 1er janvier dernier, ce dimanche c'était au tour des contrôles dans les aéroports croates.

Concrètement, ce changement se traduit par une procédure plus rapide et un passage plus aisé des passagers, car tous les vols dans l'espace Schengen sont considérés comme des vols intérieurs. 

Après quelques ajustements et une réaffectation des terminaux et des salles d'attente, les aéroports croates ont donc facilement accueilli les premiers passagers des compagnies aériennes de l'espace Schengen.

Pour la mise en œuvre du régime Schengen, le plus grand aéroport du pays, celui de Zagreb, a investi un million d'euros supplémentaires dans des travaux d'adaptation. 

Si le contrôle des passeports est désormais fortement allégé, les voyageurs devront toujours se soumettre aux contrôles de sécurité habituels avant de pouvoir accéder aux couloirs d'embarquement. 

La Croatie, pourtant entrée dans l'Union européenne six ans après la Roumanie et la Bulgarie, a donc obtenu le sésame des autres pays membres de l'UE avant Sofia et Bucarest qui patientent toujours dans l'antichambre de Schengen depuis une bonne décennie.

Malgré un soutien indéfectible de la Commission européenne et du Parlement européen, qui considèrent désormais que la Roumanie et la Bulgarie respectent tous les critères d'adhésion, plusieurs pays de l'UE s'opposent toujours à ce nouvel élargissement de l'espace Schengen.

Si Paris et Berlin semblent bien plus conciliants, les Pays-Bas campent toujours sur leurs positions.

Dans une résolution adoptée récemment, le parlement néerlandais a exhorté son gouvernement à ne pas donner son accord final jusqu'à ce que de nouveaux contrôles complémentaires soient menés dans les deux pays candidats. Les législateurs néerlandais estiment notamment que la prévalence de la corruption et du crime organisé en Bulgarie et en Roumanie constitue toujours "un risque pour la sécurité des Pays-Bas et de l'ensemble de l'espace Schengen."

La question migratoire fait aussi partie des craintes, les deux pays étant des pays de transit pour les migrants souhaitant rejoindre l'UE.

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