Retour sur les plus grandes gaffes de Silvio Berlusconi

En 2004, il avait accueilli en Sardaigne le Premier ministre britannique Tony Blair la tête couverte d'un bandana blanc.
En 2004, il avait accueilli en Sardaigne le Premier ministre britannique Tony Blair la tête couverte d'un bandana blanc. Tous droits réservés Euronews
Par Alessio Dell'Anna
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L’inoxydable Silvio Berlusconi est décédé ce lundi des suites d'une leucémie chronique. On se souviendra de lui notamment pour ses impairs et ses coups de sangs. Retour sur ses plus grandes gaffes.

Une carrière ponctuée de blagues, de provocations et de scandales... impossible de parler Silvio Berlusconi sans mentionner ses plus grandes gaffes, qui ont façonné son image, en Italie comme à l'international.

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Le Cavaliere n'a jamais été du genre à se sous-estimer. Dans une interview en 2006, il affirme être le "Jésus Christ de la politique", "prêt à se sacrifier" pour le bien public.

Une sainteté qui nous laisse sceptique, mais sûrement pas ses talents de chanteur. Crooner de croisière pendant ses études, l'ancien Président du conseil aimait pousser la chansonnette pour impressionner son public.

Mais d'autres performances ont plutôt provoqué un tollé, comme au Parlement européen en 2008, où il a comparé l'eurodéputé allemand Martin Schulz à un gardien de camp nazi, parce qu'il avait osé parler de son conflit d'intérêts.

Silvio Berlusconi, un homme aux opinions tranchées, en particulier en ce qui concerne la nourriture. En 2003, il a déclaré que l'Union européenne aurait dû choisir l'Italie plutôt que la Finlande pour son Agence de sécurité alimentaire, car selon lui, les Finlandais "ne connaissaient rien à la nourriture."

Cinq ans plus tard, la provocation vire à l'incident diplomatique avec les Etats-Unis, lorsqu'il décrit le nouveau Président Barack Obama comme "jeune, beau et... bronzé". Un mauvais choix de mots, s'excusera Berlusconiqui récidivera un an plus tard lors du tremblement de terre de l'Aquila, dans le centre de l'Italie. En visite sur place, il tente de remonter le moral des rescapés en qualifiant leur malheur de "camping de vacances".

L'heure n'était pas non plus à la plaisanterie en 2011, quand au milieu de la crise financière, Berlusconi affirmait à ces concitoyens qu'il n'y avait pas grand-chose à craindre, car les "les restaurants sont bondés et réserver un vol est presque impossible". Sa dernière boutade... avant son éviction de la vie politique, et une série de procès qui se termine avec une interdiction de tout mandat public pendant deux ans.

Mention spéciale pour ses tenues improbables, en particulier à l'été 2004 lorsque Berlusconi a accueilli le Premier ministre britannique Tony Blair en Sardaigne, arborant un total look blanc avec un bandana en guise de couvre-chef qui devait cacher une récente greffe de cheveux.

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