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Le Kremlin dément avoir orchestré la mort d'Evgueni Prigojine

Portrait du chef de Wagner, Evgueni Prigojine.
Portrait du chef de Wagner, Evgueni Prigojine. Tous droits réservés Alexander Zemlianichenko/AP
Tous droits réservés Alexander Zemlianichenko/AP
Par Euronews avec AFP
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"C'est un mensonge absolu, il faut aborder cette problématique en se fondant sur des faits", affirme Dmitri Peskov, le porte-parole du président russe.

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Le Kremlin a démenti vendredi avoir ordonné l'assassinat spectaculaire du chef du groupe Wagner Evguéni Prigojine qui nourrit les conjectures des Occidentaux et a fait rentrer dans le rang les paramilitaires sommés de prêter serment de "loyauté" à la Russie.

"C'est un mensonge absolu, il faut aborder cette problématique en se fondant sur des faits", a affirmé Dmitri Peskov, le porte-parole du président russe, interrogé sur les insinuations de dirigeants occidentaux selon lesquelles la présidence russe a orchestré le crash de l'avion mercredi.

"Actuellement, autour de la catastrophe aérienne et des morts tragiques de passagers, notamment d'Evguéni Prigojine, il y a beaucoup de spéculations et on sait bien dans quelle direction on spécule en Occident", a-t-il aussi dit.

Nombre des détracteurs du régime russe ou de ses ex-partisans tombés en disgrâce ont été tués ou ciblés par des tentatives d'assassinat. Le Kremlin a toujours démenti toute implication.

Selon M. Peskov, l'enquête sur les causes de la chute de l'avion suit son cours. Il a relevé que Vladimir Poutine avait lui-même dit jeudi en "attendre les résultats".

Et Moscou n'a pas attendu pour recadrer les milliers de paramilitaires orphelins, obligés par décrets présidentiel depuis vendredi de prêter serment comme le font les soldats de l'armée régulière.

Jurer "fidélité" et "loyauté" à la Russie

Ils devront notamment jurer "fidélité" et "loyauté" à la Russie, "suivre strictement les ordres des commandants et des supérieurs" et "respecter de manière sacrée la Constitution" russe.

Ce décret concerne les personnes enrôlées en tant que combattant volontaire, celles "contribuant à l'exécution des tâches assignées aux forces armées russes" et à d'autres "organes et formations militaires", y compris les forces de défense territoriales formées pendant le conflit en Ukraine.

Le président russe considérait Evguéni Prigojine, qu'il côtoyait depuis les années 1990 comme un traître en raison de sa rébellion armée des 23 et 24 juin.

Mais il a rendu hommage jeudi soir, après 24 heures de silence, à un homme "talentueux" qui a commis des "erreurs" et aussi loué le rôle joué par Wagner sur le front en Ukraine.

Prigojine avait renoncé à sa mutinerie après un accord qui prévoyait son exil avec ses hommes au Bélarus et l'abandon des poursuites.

Pourtant, il a continué à se rendre en Russie et a été reçu au moins une fois au Kremlin en juin. Le mois suivant, il était au gigantesque sommet Russie-Afrique, continent sur lequel Wagner est particulièrement actif.

Loukachenko veut garder Wagner au Bélarus

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a dit vendredi "ne pas pouvoir imaginer" que son allié Vladimir Poutine ait donné l'ordre de tuer Evguéni Prigojine, le patron de Wagner qu'il considérait comme un traître, présumé mort après le crash de son avion mercredi.

"Je connais Poutine", a déclaré M. Loukachenko, cité par l'agence de presse d'Etat Belta. "C'est un homme réfléchi, très calme (...) Je ne peux donc pas imaginer que ce soit Poutine qui ait fait ça", a-t-il fait valoir.

Le dirigeant bélarusse avait fait office de médiateur entre le Kremlin et Evguéni Prigojine fin juin dernier, quand le patron de Wagner, appuyé par ses combattants armés, avait voulu faire tomber la hiérarchie militaire, incompétente à ses yeux.

"Wagner a vécu, Wagner est vivant et Wagner vivra au Bélarus (...). Prigojine et moi avons déjà bâti un système sur la manière dont Wagner sera basé dans notre pays", a-t-il également déclaré. "Le noyau (de Wagner) reste ici (...) Dans quelques jours, tout le monde sera là, jusqu'à 10 000 personnes".

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