COP28 : près de 200 pays s'accordent sur une "transition hors des énergies fossiles"

Près de 200 pays s'accordent pour la première fois sur une "transition hors des énergies fossiles" pour lutter contre le réchauffement climatique
Près de 200 pays s'accordent pour la première fois sur une "transition hors des énergies fossiles" pour lutter contre le réchauffement climatique Tous droits réservés Peter Dejong/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Par Euronews avec AFP
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"Nous devons être fiers de cette réussite historique", a déclaré mercredi le président de la COP28, l'Emirati Sultan al-Jaber, en annonçant l'adoption de ce texte, lors de la séance plénière de clôture.

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Avec un jour de retard, un accord a été finalement été trouvé à la COP28 pour le climat. Le projet d’accord, révélé tôt dans la matinée mercredi matin par la présidence émiratie de la COP28, a été adopté lors d’une séance plénière qui s’est tenue ce mercredi 13 décembre 2023 dans la matinée. Dès l’ouverture de la séance plénière de clôture, les délégués ont adopté la décision préparée par les Emirats arabes unis, déclenchant une ovation debout et de longs applaudissements.

Avec un jour de retard, un accord a été finalement été trouvé à la COP28 pour le climat. Le projet d’accord, révélé tôt dans la matinée mercredi matin par la présidence émiratie de la COP28, a été adopté lors d’une séance plénière qui s’est tenue ce mercredi 13 décembre 2023 dans la matinée. Dès l’ouverture de la séance plénière de clôture, les délégués ont adopté la décision préparée par les Emirats arabes unis, déclenchant une ovation debout et de longs applaudissements.

Il s’agit d’une décision "historique pour accélérer l’action climatique", a déclaré Sultan al- Jaber, président de la conférence de l’ONU.

"Nous parlons des énergies fossiles dans l’accord final pour la première fois"

L’heure limite fixée par le président de la COP, mardi à 8 h (heure française) avait été dépassée sans accord. Les négociations s’étaient donc poursuivies, sur fond de désaccord sur les énergies fossiles.

L’accord finalement trouvé appelle les pays à "transitionner hors des énergies fossiles" et à accélérer l’action "dans cette décennie cruciale, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050".

Nous quittons Dubaï la tête haute.
Sultan al-Jaber
Président de la COP28

Le président de la COP28 Sultan al-Jaber s’est dit "fier" de la décision obtenue. "Nous parlons des énergies fossiles dans l’accord final pour la première fois", s’est-il félicité, sous les applaudissements de l’assemblée. Il s’agit en effet de la première décision d’une conférence climatique de l’ONU à traiter du sort de toutes les énergies fossiles – pétrole, gaz et charbon. "Nous devons être fiers de ce succès historique et les Emirats arabes unis, mon pays, sont fiers de leur rôle pour y parvenir", a-t-il ajouté.

Le terme de "sortie n’a pas été retenu

Mais le texte ne réintroduit pas le terme de "sortie" réclamé par les pays plus ambitieux mais refusé par des pays producteurs, l’Arabie saoudite en tête.

En choisissant le terme de "transitioning away" ("transitionner hors de", "s’éloigner", " abandonner" selon les traductions possibles en français), le texte ne parle plus de "phase-out" ("sortie") du pétrole, du gaz et du charbon, un terme devenu depuis des mois la bannière derrière laquelle se rangeaient plus d’une centaine de pays et des milliers d’ONG.

Dans son article le plus scruté, le texte en débat propose de reconnaître "la nécessité d’une réduction forte, rapide et soutenue des émissions de gaz à effet de serre, en lien avec les trajectoires de 1,5°C et appelle les parties à contribuer aux efforts mondiaux suivants", soit une liste de huit types d’actions.

Jusqu’ici, les COP n’ont adopté que des objectifs de "réduction" des émissions de gaz à effet de serre, sans explicitement aborder le sort de toutes les énergies fossiles, responsables de deux tiers des émissions. Seule une "réduction" du charbon avait été actée à la Cop26 à Glasgow, mais aucun objectif sur le pétrole et le gaz n’a jamais été adopté.

Le sujet s’est imposé dans les négociations face à l’accélération des conséquences du réchauffement, l’échec des pays à tenir la trajectoire du 1,5°C, très menacée, et à l’occasion de l’organisation de la Cop dans un riche pays pétrogazier.

En particulier, le texte appelle à "tripler la capacité des énergies renouvelables au niveau mondial et doubler le taux annuel moyen mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici à 2030". Au-delà de cet objectif, la question du financement de cette transition, avant tout pour aider les pays les plus vulnérables, n’a pas été tranchée. Cette question des moyens alloués devrait être au cœur des discussions à venir pour la prochaine COP, qui se tiendra en novembre 2024 à Bakou.

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