COP 28 : des financements massifs pour adapter l'agriculture aux défis climatiques

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, à la COP 28
La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, à la COP 28 Tous droits réservés Rafiq Maqbool/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Par Euronews avec AP, AFP
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Des financements massifs ont été annoncés à la COP 28 par les Etats-Unis, les Emirats arabes unis et l’Allemagne pour aider l'agriculture à s’adapter aux défis climatiques.

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Des financements massifs ont été annoncés à la COP 28 vendredi par les Etats-Unis, les Emirats arabes unis et l’Allemagne pour aider l'agriculture à s’adapter aux défis climatiques. 

L'Allemagne a promis 100 millions d'euros pour la protection de la forêt au Brésil et le développement durable de l'agriculture sur les terres dégradées. 

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a affirmé que ces financements visaient à "accroître la productivité des terres dégradées" et "améliorer la fertilité des sols", afin que "les communautés locales puissent trouver de nouveaux emplois".

Notre coopération vise à restaurer de
vastes étendues de paysages forestiers
Annalena Baerbock
Ministre allemande des Affaires étrangères

De leur côté, les Etats-Unis et les Emirats arabes unis ont annoncé vendredi investir 9 milliards de dollars supplémentaires dans la Mission d’innovation agricole (AIM) pour le climat.

Lancée il y a deux ans à Glasgow, cette initiative conjointe des deux Etats dispose à présent de 17 milliards de dollars pour investir dans l’innovation des systèmes agricoles et alimentaires. 

L'agriculture, qui représente 23% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (élevage et à utilisation d'engrais), est l'une des premières victimes du réchauffement climatique.

Nous ne pourrons pas atteindre 1,5 degré si nous ne corrigeons pas notre secteur alimentaire et agricole
Mariam Almheiri
Ministre du Climat et de l’Environnement des Émirats arabes unis

Le financement annoncé vendredi est suffisant et soutiendra suffisamment d’approches différentes pour être un bon début, a déclaré Mario Herrero, professeur de systèmes alimentaires et de changement mondial à l’Université Cornell. Il attend cependant de voir si cette initiative attire d'autres financements et si les projets atteignent leurs objectifs. 

Nous devrons veiller très attentivement à ce qu'il ne s'agisse pas de greenwashing »
Mario Herrero
Professeur de systèmes alimentaires et de changement mondial à l’Université Cornell

Les projets financés par l’initiative dans le passé comprennent la construction d’une usine de transformation agricole de 500 millions de dollars au Nigeria, la restauration de pâturages dégradés au Brésil et le soutien de la recherche pour réduire l’azote synthétique.

Les nouveaux projets financés incluent un programme d’action de 500 millions de dollars sur « l’agriculture régénérative », la fabrication et la transformation d’aliments pour animaux et d’engrais, le développement de microbes pour stocker le carbone dans le sol ou encore l'utilisation de déchets industriels sans danger alimentaire pour produire des microalgues qui aident à cultiver des huîtres sur terre.

Nombre de ces projets sont destinés aux pays à revenu intermédiaire et faible, dont les agriculteurs ont souvent moins accès aux technologies pour lutter contre le changement climatique. 

Toutefois, si certains visent à réduire les déchets, aucun des nouveaux projets mentionnés n’a explicitement mis l’accent sur la réduction de la consommation. 

Les pays riches consomment davantage d’aliments comme la viande et les produits laitiers qui constituent la grande majorité des émissions mondiales liées à l’alimentation.

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