Les deux tiers de la bande de Gaza concernés par les ordres d'évacuation israéliens

Des soldats israéliens près de la frontière avec la bande de Gaza, dans le sud d'Israël, mardi 6 février 2024.
Des soldats israéliens près de la frontière avec la bande de Gaza, dans le sud d'Israël, mardi 6 février 2024. Tous droits réservés Tsafrir Abayov/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
Par Euronews avec AP
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Les ordres d'évacuation d'Israël dans la bande de Gaza couvrent désormais les deux tiers du territoire indiquent les observateurs humanitaires de l'ONU. L'offensive israélienne se rapproche peu à peu de Rafah, où des centaines de milliers de Gazaouis ont trouvé refuge.

PUBLICITÉ

Plus de la moitié des 2,3 millions d'habitants de la bande de Gaza sont désormais entassés dans la ville de Rafah, à la frontière avec l'Égypte, et dans les zones environnantes, a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.  Un quart des habitants de Gaza est désormais directement menacé de famine et 85 % de la population a été chassée de chez elle, des centaines de milliers de personnes survivant dans des camps de tentes improvisés, alors que les combats se poursuivent dans l'enclave.

Le ministre israélien de la défense, Yoav Gallant, a récemment déclaré que l'armée continuerait à mener des opérations dans le nord de la bande de Gaza pendant de nombreux mois et qu'elle poursuivrait son offensive principale dans le sud, jusqu'à ce qu'elle ait "le plein pouvoir" sur l'ensemble du territoire. L'offensive a d'ores et déjà atteint la ville de Rafah, notamment via des bombardements, qui ont fait au moins quatre morts dont deux enfants mardi. 

Un véhicule de la police du Hamas frappé par une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans la bande de Gaza, mardi 6 février.
Un véhicule de la police du Hamas frappé par une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans la bande de Gaza, mardi 6 février.Hatem Ali/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.

L'Égypte a déjà prévenu qu'un déploiement israélien le long de la frontière menace le traité de paix que les deux pays ont signé il y a plus de quarante ans. L'Égypte craint qu'une extension des combats à la zone de Rafah ne pousse des civils palestiniens terrifiés à franchir la frontière, un scénario que l'Égypte s'est déclarée déterminée à empêcher.

Négociations pour une trêve et de nouvelles libérations

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken est de retour au Moyen-Orient, où il s'efforce d'obtenir un accord sur la libération d'une centaine d'otages israéliens et un plan d'après-guerre pour Gaza. Antony Blinken a rencontré mardi les dirigeants de l'Égypte et du Qatar, après s'être rendu en Arabie saoudite la veille. Le Qatar et l'Égypte sont des alliés clés des États-Unis qui servent souvent de médiateurs entre Israël et le Hamas.

Ce mardi, le premier ministre du Qatar a déclaré aux côtés d'Antony Blinken que la réaction du Hamas au dernier plan de cessez-le-feu à Gaza et à la libération des otages était "globalement positive".  Le secrétaire d'État américain rencontre ce mercredi les dirigeants israéliens pour tenter de négocier un accord de trêve.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Le Hamas a réagi de manière "positive" à la proposition de cessez-le-feu, selon le Qatar

En visite à Jérusalem, Stéphane Séjourné appelle à un cessez-le-feu à Gaza

L'UNWRA met en garde contre l'imminence d'une catastrophe humanitaire à Gaza