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Au moins trente-trois morts dans le centre de Gaza après des raids israéliens

Des Palestiniens pleurent leurs morts après les derniers bombardements israéliens, jeudi 6 juin 2024.
Des Palestiniens pleurent leurs morts après les derniers bombardements israéliens, jeudi 6 juin 2024. Tous droits réservés Abdel Kareem Hana/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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Par euronews avec AP
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Les autorités sanitaires de Gaza, contrôlées par le Hamas, affirment qu'une trentaine de personnes ont été tuées tôt ce jeudi par l'armée israélienne.

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Une frappe israélienne lancée contre une école transformée en refuge dans le centre de Gaza, qui, selon l'armée, était utilisée comme "complexe du Hamas ", a tué au moins 33 personnes, dont cinq enfants, selon aux autorités sanitaires locales. Le bilan pourrait s'alourdir.

Cette frappe a eu lieu après que Tsahal a annoncé qu'elle lançait de nouvelles opérations aériennes et terrestres dans le centre de Gaza et qu'un groupe médical international a fait état d'un nombre croissant de victimes.

Les dernières opérations semblent marquer un élargissement de l'offensive israélienne, près de huit mois après l'attaque du Hamas lancée le 7 octobre.

L'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa à Deir al-Balah a reçu au moins 30 corps suite aux raids israéliens, selon les dossiers de l'hôpital et les sources d'un journaliste d'Associated Press présent à l'hôpital.

L'armée israélienne a déclaré que ses avions de combat avaient frappé l'école gérée par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, connue sous l'acronyme UNRWA. Tsahal a affirmé, sans fournir immédiatement de preuves, que le Hamas et le Jihad islamique utilisaient l'école comme couverture pour leurs opérations.

Les deux frappes ont eu lieu à Nuseirat, l'un des nombreux camps de réfugiés construits à Gaza datant de la guerre de 1948 entourant la création d'Israël, lorsque des centaines de milliers de Palestiniens ont fui ou ont été chassés de leurs foyers.

L’armée israélienne a déclaré mercredi que les forces opéraient "à la fois en surface et en sous-sol" dans les parties orientales de Deir al-Balah et dans le camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de Gaza.

Selon Médecins sans frontières, au moins 70 corps et 300 blessés, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été transportés mardi et mercredi dans un hôpital du centre de Gaza après une autre vague de frappes israéliennes. L’organisation caritative internationale a déclaré mercredi dans un message sur X que l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa avait du mal à traiter "un afflux massif de patients, dont beaucoup arrivent avec de graves brûlures, des éclats d’obus, des fractures et d’autres blessures traumatiques".

Le système de santé de Gaza s’est presque effondré après près de huit mois de guerre. L'hôpital, qui soignait quelque 700 blessés et malades avant les dernières frappes, a déclaré mercredi qu'un de ses deux générateurs électriques avait cessé de fonctionner, menaçant sa capacité à faire fonctionner les ventilateurs et les couveuses pour bébés prématurés.

Les discussions sur un cessez-le-feu au point mort

Côté diplomatique, les États-Unis continuent toujours à faire pression sur Israël et le Hamas pour qu'ils acceptent leur proposition d'accord de cessez-le-feu en trois phases.

Un accord qui prévoit l'arrêt durable des combats, la libération des derniers otages, et un important afflux d'aide dans la bande de Gaza.

Mais les discussions patinent, notamment du côté du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. En effet, les membres les plus extrêmes de sa coalition, notamment Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité Nationale, lui ont lancé un ultimatum : s'il accepte cet accord de cessez-le-feu, son gouvernement tombera.

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