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Interdire les sacs plastiques à usage unique a permis d'économiser 6 milliards de ces emballages par an aux États-Unis

Les sacs en plastique ne sont pas biodégradables et peuvent donc continuer à polluer l'environnement avec des microplastiques nocifs pendant des centaines d'années après leur utilisation.
Les sacs en plastique ne sont pas biodégradables et peuvent donc continuer à polluer l'environnement avec des microplastiques nocifs pendant des centaines d'années après leur utilisation. Tous droits réservés Brian Yurasits
Tous droits réservés Brian Yurasits
Par Rebecca Ann Hughes
Publié le Mis à jour
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Cet article a été initialement publié en anglais

Les sacs en plastique ne sont pas biodégradables et, s'ils sont jetés, ils peuvent polluer l'environnement pendant des centaines d'années. Les mesures d'interdiction de ce type d'emballage à usage unique ont fait largement leurs preuves aux États-Unis, selon une nouvelle étude.

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Selon une nouvelle étude, l'interdiction des sacs en plastique à usage unique a permis de réduire leur utilisation, ainsi que les déchets et la pollution qui y sont associés.

Ainsi, les interdictions en vigueur dans cinq États et villes des États-Unis, représentant une population totale d'environ 12 millions d'habitants, ont permis de réduire la consommation de ce type d'emballage d'environ 6 milliards de sacs par an.

La mise en place d'une interdiction similaire à celle en vigueur dans ces villes permettrait d'éliminer environ 300 sacs en plastique à usage unique par personne et par an, affirme le rapport.

Pourquoi les sacs en plastique à usage unique sont-ils mauvais pour l'environnement ?

Les sacs en plastique à usage unique sont monnaie courante le long des routes, des rivières et des zones côtières, où nombre d'entre eux sont jetés.

Non seulement inesthétiques, ils peuvent aussi être mortels pour la faune et la flore marines et nocifs pour la santé humaine.

Les sacs et films en plastique (comme les emballages) sont souvent ingérés par les animaux marins et causent davantage de décès chez les tortues de mer et les cétacés (baleines, dauphins et marsouins) que n'importe quel autre type de plastique.

La production, l'utilisation et l'élimination des sacs en plastique à usage unique libèrent également des émissions qui nuisent à notre santé et favorisent le réchauffement climatique.

Ces emballages ne sont pas biodégradables et peuvent donc continuer à polluer l'environnement avec des microplastiques nocifs pendant des centaines d'années après leur utilisation.

L'interdiction des sacs en plastique réduit d'un tiers les déchets sauvages

Plus précisément, selon le rapport, les interdictions en vigueur dans le New Jersey, le Vermont, Philadelphie, Portland (Oregon) et Santa Barbara (Californie) ont permis d'éviter l'utilisation d'autant de sacs en plastique qu'il en faudrait pour faire 42 fois le tour de la Terre.

Des ONG, des agences gouvernementales et d'autres organismes ont constaté que les interdictions de sacs en plastique ont permis de réduire ce type de déchets d'au moins un tiers, avec des résultats bien plus importants dans certaines juridictions.

Par exemple, après l'entrée en vigueur de la mesure dans le New Jersey en mai 2022, les opérations de nettoyage des plages menées à l'automne par Clean Ocean Action ont permis de collecter 46% de sacs en plastique à usage unique de moins que lors des opérations de nettoyage d'avril.

Selon le rapport du Environment America Research and Policy Centre, de telles réductions, en particulier dans les zones côtières, sont susceptibles de diminuer le risque que représentent les sacs en plastique pour les animaux marins.

De telles restrictions quand elles sont bien pensées encouragent les consommateurs à utiliser des sacs réutilisables ou à porter à la main ce qu'ils achètent, deux options durables qui réduisent les déchets.

Par exemple, dans le comté de San Mateo, en Californie, la proportion de clients possédant au moins un sac réutilisable, chez treize détaillants interrogés, a augmenté de 162% après l'entrée en vigueur de l'interdiction. De plus, à Mountain View, la part de clients n'utilisant aucun sac a presque triplé après l'instauration de la mesure.

La plupart des régions où les sacs sont interdits autorisent les magasins à distribuer leurs équivalents en papier, ce qui constitue une solution de repli si les clients oublient d'apporter des sacs réutilisables.

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Les versions papier sont biodégradables et largement recyclables, ce qui les rend préférables à leurs homologues en plastique, mais l'utilisation de nouveaux sacs en papier à chaque fois que l'on fait ses courses constitue un gaspillage plus important que le fait d'apporter à chaque fois le même jeu de sacs réutilisables.

Quelles sont les interdictions de sacs en plastique les plus efficaces ?

Pour réduire la pollution plastique, les législateurs devraient imposer des interdictions strictes des sacs en plastique à usage unique pour minimiser les déchets de ce type et combler les failles qui limitent l'efficacité des interdictions existantes, conseille le rapport.

Les épiceries, restaurants et magasins de détail ne devraient pas avoir la possibilité de distribuer des sacs en plastique, quelle que soit leur épaisseur, lors du passage en caisse.

En revanche, ces établissements devraient être autorisés, voire encouragés, à distribuer des sacs réellement réutilisables à un prix approprié qui les empêche d'être traités comme des sacs à usage unique.

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Les magasins devraient être tenus de faire payer au moins 0,10 dollar (0,10 euro) pour les sacs en papier à usage unique, ajoutent les auteurs de l'étude.

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