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Les dirigeants de l’UE ne veulent pas d’une procédure d’adhésion accélérée pour l’Ukraine

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Par Shona Murray  & Euronews
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Les dirigeants de l’UE ne veulent pas d’une procédure d’adhésion accélérée pour l’Ukraine
Tous droits réservés  Sarah Meyssonnier/AP

L'Ukraine fait partie de la famille européenne mais il n'est pas question d'une adhésion immédiate. Réunis en sommet à Versailles pendant deux jours, le message des 27 chefs d'Etat et de gouvernement est clair : l'élargissement vers Kyiv ne se déroulera pas dans les prochaines semaines.

Pour les Etats membres la candidature ukrainienne ne fait pas l'ombre d'un doute. Mais pour les dirigeants il est très difficile de pouvoir mettre en place une procédure accélérée alors que le pays est en pleine guerre.

"La demande d'adhésion de l'Ukraine est l'expression d'une souveraineté nationale, de son souhait et de son droit à choisir son destin. Aujourd'hui nous avons ouvert la porte à l'Ukraine dans notre direction", explique la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Lors de cette rencontre, les dirigeants ont aussi évoqué la dépendance européenne à l'égard des hydrocarbures russes. Cette situation empêche les 27 d'activer des sanctions plus sévères. L'UE importe 40% de son gaz en provenance de Russie et ne peut donc pas complètement couper les ponts.

Mais l'Union veut agir vite pour trouver des alternatives. Le plan de la Commission "prévoit de diversifier nos fournisseurs et de passer aux énergies renouvelables. Au mois de mai nous présenterons nos propositions pour sortir d'ici 2027 de notre dépendance au gaz, au pétrole et au charbon russe", ajoute Ursula von der Leyen.

Les 27 vont poursuivre leur soutien militaire à l'Ukraine. L'UE envisage la possibilité de débloquer une enveloppe supplémentaire de 500 millions euros dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix. Le recours à ce dispositif permet de fournir des armes létales aux forces ukrainiennes.

La France, qui assure la présidence semestrielle de l’UE, se félicite de voir l’engagement de tous les Etats membres. "Des pays qui jusqu'alors avaient une tradition de neutralité autour de la table, je pense à la Suède, ont décidé pour la première fois depuis tant de décennies de participer à ce soutien concret à l'Ukraine", précise le président français Emmanuel Macron.

L'UE envisage un nouveau train de sanctions contre Moscou. Elle insiste aussi sur la tenue d'une enquête concernant les accusations de crimes de guerre commis par les forces russes en Ukraine.