La Commission européenne prolonge l’aide aux réfugiés ukrainiens

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Par Vincenzo Genovese  & Euronews
Des Ukrainiens fuient la guerre
Des Ukrainiens fuient la guerre   -   Tous droits réservés  Petr David Josek/Copyright 2022 The AP. All rights reserved

La Commission européenne maintient l'effort pour aider les réfugiés ukrainiens. L'institution a décidé de prolonger jusqu'en mars 2024 la réglementation sur la protection temporaire. Cet instrument, activé pour la première fois au mois de mars, permet aux Ukrainiens de résider dans l'UE et d’ouvrir certains droits sociaux.

La Commission propose aussi d'étendre cette protection à ceux qui veulent rentrer dans leur pays mais qui craignent de perdre les bénéfices de ce dispositif.

"Il n'est pas nécessaire de se désinscrire, il suffit juste de signaler que vous quittez l'Union européenne et que vous rentrez chez vous. Il est important de le notifier mais vous pouvez garder votre carte", explique la Commissaire européenne en charge des Affaires intérieures, Ylva Johansson.

Dans le même temps, un nouvel outil européen de recherche d'emploi est mis en place pour aider les réfugiés. Toutes les personnes sous ce système de protection temporaire peuvent s'enregistrer et télécharger leur CV afin de répondre aux vacances de poste.

Selon Eurostat, 250 000 ressortissants ukrainiens sont enregistrés dans 18 Etats membre en tant que demandeur d'emploi. Certains peinent à trouver un contrat comme Karyna. Cette jeune femme de 23 ans a fui Marioupol, elle est arrivée en Belgique en avril avec une licence en informatique. Elle a répondu à des centaines d'annonces et a envoyé des dizaines de CV mais sans succès jusqu'à présent.

Pour des "postes de gestion de projet, il faut plus que l'anglais. Il faut parler français ou néerlandais et parfois les deux. De plus, je n'ai pas beaucoup d'expérience, juste un an... Certains postes requièrent 5 ans d'expérience pour des positions d'assistant de gestion de projet", regrette-t-elle.

La participation des Etats membres à cet outil européen de recherche d'emploi se fait sur base volontaire. Mais la Commission espère qu'aucune capitale ne se défilera dans l'effort commun pour accueillir ceux qui fuient la guerre.