Relancer les liens UE – Amérique latine

Les dirigeants de l'UE et de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes réunis en sommet
Les dirigeants de l'UE et de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes réunis en sommet Tous droits réservés Frederic Sierakowski/ European Union
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Par Aida Sanchez Alonso
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Une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernements se retrouvent lundi et mardi à Bruxelles pour un sommet. Les deux partenaires espèrent progresser sur les dossiers commerciaux. Des difficultés sont attendues sur la guerre en Ukraine.

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Le temps est venu de relancer les liens entre l'Union européenne et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Huit ans après le dernier sommet, plus d'une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement se sont retrouvés lundi à Bruxelles pour une rencontre de deux jours.

Les 27 veulent à nouveau jouer un rôle auprès du continent sud-américain, la guerre en Ukraine a changé la donne géopolitique internationale, et la Chine investit massivement dans la région.

"Puisque nous étions des partenaires naturels, nous n'avons pas prêté assez d'attention, c'est la raison. Les Européens n'ont pas prêté suffisamment attention aux Latino-américains", constate le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

"Aujourd'hui, nous devons réagir et prendre en compte le nouveau scénario géopolitique, avec l'urgence de la Chine et le nouveau rôle de la Russie, nous devons exprimer et montrer, non seulement notre préoccupation, mais aussi notre engagement."

Mais au-delà du commerce, certains points restent en suspens et rendent difficile la rédaction de conclusions. Les pays d'Amérique latine souhaitent indiquer une référence au passé colonial de l'Europe et à d'éventuelles réparations concernant le commerce d'esclave.

"J'ai bon espoir que la déclaration contienne un paragraphe sur l'héritage historique du génocide autochtone et de l'esclavage des Africains et sur la justice réparatrice", explique le Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, qui préside aussi la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC).

Des difficultés sont aussi attendues sur une mention de la guerre en Ukraine. Les sensibilités sont très différentes de part et d'autre de l'Atlantique, mais aussi au sein du continent sud-américain.

Le président du Conseil européen, assure que l’UE et l’Amérique latine partagent dans une large mesure la même analyse.

"Sur l'Ukraine, une chose est claire : la grande majorité des pays latino-américains a décidé de condamner la Russie et cela s'est traduit par plusieurs votes à l'Assemblée générale des Nations Unies."

Lors de ce scrutin à l'ONU, certains pays d'Amérique latine ont décidé de condamner l'invasion, d'autre ont préféré rester sur leur positionnement neutre et certains se sont alignés sur la Russie. Trouver les mots communs pour rassembler ces divergences de points de vue s'annonce délicate dans ces conditions.

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