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Turquie : "Les gens voulaient du changement"

Kiosque à journaux à Ankara, le 01/04/2019
Kiosque à journaux à Ankara, le 01/04/2019
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Les médias turcs reviennent très largement ce lundi sur les élections locales de ce dimanche, des élections marquées par la victoire de l'opposition dans les deux principales villes du pays, Ankara et Istanbul, tenues depuis plus de 20 ans par le parti au pouvoir, l'AKP.

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Et si, les médias d’État soulignent qu'à l'échelle nationale, le parti au pouvoir reste majoritaire, il n'empêche : pour le président Recep Tayyip Erdogan, les pertes d'Istanbul et d'Ankara constituent un revers politique. D'autant qu'il s'était beaucoup investi dans la campagne.

Les partis d'opposition ont réussi à s'entendre sur leurs candidats pour éviter la dispersion des voix. Une stratégie gagnante.

Et puis il y a le contexte économique difficile, qui a joué en défaveur de l'AKP.

La Turquie a fait son choix. Les gens voulaient du changement. Je pense qu'ils voulaient qu'il y ait du sang neuf, qu'il y ait de la nouveauté. Et cela s'est traduit dans les urnes, lors de ces élections.
Habitant d'Ankara
Ceux qui critiquaient l'AKP doivent maintenant se mettre au travail. Car être aux affaires, c'est difficile.C'est une chose de faire des grands discours, c'en est une autre de s'occuper vraiment des dossiers.
Habitant d'Ankara

Quel impact sur la politique turque à venir ?

Cette nouvelle situation pourrait créer des opportunités pour le président Erdogan, parce que la tension politique dans le pays devrait désormais diminuer. En effet, l'opposition devra faire ses preuves en prenant part à la marche du pays. Par ailleurs, il n'y a pas d'élections prévues dans les 4 prochaines années. Pour le parti au pouvoir et pour le président Erdogan, ce délai est une occasion pour engager des réformes économiques, des réformes politiques, et stabiliser les relations de la Turquie avec les pays étrangers.
Özgür Ünlühisarcikli
directeur à Ankara du bureau du German Marshall Fund, un Think tank spécialisé dans les relations transatlantiques

L'opposition a réussi, localement, à battre l'AKP, ce qu'elle n'avait jamais fait depuis 2002. Un succès qui pourrait lui donner des ailes. Le prochain scrutin, ce sera théoriquement, les législatives en 2023.

- avec agences -