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Brexit : une union sacrée pour May et Corbyn ?

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La victoire du "oui" s'est imposée par 313 contre 312 : tout s'est donc joué à une voix seulement. Les députés britanniques ont voté hier à une très courte majorité l'amendement qui force Theresa May à demander un report du Brexit.

La Chambre des Lords doit encore donner son feu vert, mais le texte vise à éviter le scénario catastrophe d'une sortie sans accord de l'Union. Ce vote fait suite à la proposition de la première ministre britannique de nouer le dialogue avec le chef de l'opposition, Jeremy Corbyn, pour enfin parvenir à un consensus et sortir de l'impasse.

"J'ai défendu le point de vue du parti travailliste", souligne Jeremy Corbyn, le chef de l'opposition britannique, "c'est-à-dire la volonté d'établir une union douanière avec l'Union Européenne. Nous voulons avoir accès au marché et nous avons discuté en particulier de l'alignement réglementaire garanti par la législation européenne comme socle minimum en matière d'environnement, de droits des consommateurs et des travailleurs".

Jeremy Corbyn se dit aussi attaché à l'hypothèse d'un nouveau référendum. "C'est un positionnement de notre parti : nous souhaitons promouvoir l'option d'un référendum", poursuit-il, "pour éviter une sortie brutale, ou une sortie sur un mauvais accord".

Le chef du parti travailliste a évoqué des discussions "constructives" avec Theresa May, mais pas encore "concluantes". Un rapprochement qui irrite les conservateurs.

" La semaine dernière, dans cette assemblée, la première ministre a dit que la plus grande menace pour notre rang mondial, pour notre défense et pour notre économie était le chef de l'opposition", avance le député conservateur Lee Rolly. "Ce qui le rend maintenant à même d'être impliqué dans le Brexit", ironise-t-il.

Un grand écart qu'a justifié la cheffe du gouvernement britannique Theresa May, au cours de la séance parlementaire, en rappelant que "tous les membres [de la chambre des Communes] étaient impliqués dans Brexit".

Si Theresa May et Jeremy Corbyn ne parviennent pas à un terrain d'entente dans les prochains jours, la première ministre soumettra au vote des députés des alternatives, qui auront été validées en amont par les deux protagonistes, et qui reprendront à la fois des éléments de l'accord négocié avec Bruxelles et des propositions des travaillistes.