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Venezuela : de nombreux pays appellent à éviter un 'bain de sang'

Venezuela : de nombreux pays appellent à éviter un 'bain de sang'
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REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
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La situation au Venezuela est suivie de près dans de nombreux pays, suscitant une vive inquiétude.

Organisation des nations unies

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, exhorte "toutes les parties à éviter de recourir à la violence" au Venezuela et leur demande de "prendre des mesures immédiates pour faire revenir le calme", a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric.

Amérique du Sud

Les voisins du Venezuela ont réagi à la situation à Caracas, chacun selon sa sensibilité.

Le président de Colombie, hostile à Nicolas Maduro, a appelé l'armée vénézuelienne à rejoindre Juan Guaido. "Nous lançons un appel aux soldats et au peuple du #Venezuela pour qu'ils se placent du bon côté de l'Histoire et rejettent la dictature et l'usurpation" du pouvoir par le président Nicolas Maduro, a écrit le chef de l'Etat colombien Ivan Duque de droite sur son compte Twitter.

A l'inverse, le président de la Bolivie, Evo Morales, allié politique de Nicolas Maduro, a "fermement" condamné ce qu'il a qualifié de "tentative de coup d'Etat". "Nous condamnons fermement la tentative de coup d'État au Venezuela, par la droite soumise aux intérêts étrangers", a écrit Evo Morales sur son compte Twitter. Nous sommes "sûrs que la valeureuse Révolution bolivarienne dirigée par notre frère Nicolas Maduro s'imposera face à cette nouvelle attaque de l'empire", a-t-il ajouté, en référence aux Etats-Unis.

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel a également dénoncé la rébellion de soldats contre son allié Nicolas Maduro, auquel il a renouvelé son "ferme soutien". "Nous rejetons ce mouvement de coup d'Etat qui cherche à plonger le pays dans la violence ", a écrit le dirigeant cubain sur Twitter.

En Europe

Plusieurs pays européens ont déjà réagi.

En Espagne, le gouvernement a appelé à éviter toute "effusion de sang". "La solution (à la crise) au Venezuela doit venir d'un mouvement pacifique, et non d'un coup d'Etat militaire", a fait savoir la porte-parole du gouvernement. Le chef de la diplomatie espagnole se dit inquiet quant à d'éventuels futurs affrontements armés. Et de rappeler que Madrid avait reconnu la légitimité de Juan Guaido comme président par intérim, chargé de mettre en place le processus de transition démocratique.

Une position partagée notamment par les autorités britanniques. Londres a souligné sa volonté de voir rétablir la démocratie dans ce pays d'Amérique latine. "Le peuple vénézuélien mérite un avenir meilleur, il a assez souffert et le régime de Maduro doit cesser", a même déclaré une porte-parole de la Première ministre Theresa May.

A Bruxelles, on suit également de près les événements en cours à Caracas. La porte-parole de la diplomatie européenne s'est exprimée pour souligner "l'attachement de l'Union européenne à une solution politique et pacifique à la crise vénézuélienne". Et cela passe par l'organisation d' "élections libres et équitables".

Les Etats-Unis

Les Etats-Unis ont, affiché leur soutien au peuple vénézuélien dans sa "quête de liberté", réaffirmant leur appui sans faille à l'opposant Juan Guaido. "Aujourd'hui, le président par intérim Juan Guaido a annoncé le début de l'Opération Liberté", a tweeté le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. "Le gouvernement américain soutient pleinement le peuple vénézuélien dans sa quête de liberté et de démocratie".

Dans un tweet, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a estimé que les forces armées du Venezuela devaient défendre la constitution et le peuple, et se démarquer de ceux qui -je cite "usurpent la démocratie".

La Russie

A l'inverse, la Russie a accusé l'opposition menée par Juan Guaido de provoquer la confrontation. Et Moscou de mettre en garde contre une situation de "désordre qui pourrait mener à un bain de sang".

"L'opposition radicale au Venezuela a une fois de plus recours à une confrontation par la force", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, accusant les opposants au président Nicolas Maduro d'"attiser" le conflit. "Il est important d'éviter le désordre qui pourrait mener à un bain de sang", a-t-il ajouté, appelant à des pourparlers.

La Turquie

La Turquie a assuré qu'elle était "opposée aux tentatives pour changer les gouvernements légitimes par des moyens non démocratiques", dans un communiqué citant le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

- avec AFP -