Nucléaire iranien : un accord et des divisions

Nucléaire iranien : un accord et des divisions
Tous droits réservés REUTERS/Abdullah Dhiaa Al-Deen
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Par Guillaume Petit
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Les Européens et les Russes apparaissent divisés après l'annonce de l'Iran de renoncer à "certains" de ses engagements, alors que les sanctions américaines contre Téhéran ont été renforcées.

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Que restera-t-il de l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 ? 8 mai 2018 : les Etats-Unis s'en retirent avec perte et fracas... Un an après jour pour jour, c'est l'Iran qui décide de suspendre "certains" de ses engagements.

En clair, Téhéran cesse de limiter ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi et menace de renoncer à d'autres engagements si les Etats signataires de l'accord ne trouvent pas de solution d'ici à 60 jours pour alléger les effets des sanctions américaines sur l'économie du pays, notamment dans les secteurs pétrolier et bancaire.

Les autres signataires (Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) étaient contre les sanctions américaines mais Donald Trump a toujours fait pression pour qu'elles ne soient pas contournées.

Engagement "non tenus"

L'accord de 2015 constituait à limiter le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions.

Pour Téhéran, ce dernier engagement n'a pas été tenu. Et le président iranien Hassan Rohani menace de prendre d'autres mesures, sans préciser lesquelles, si rien ne change d'ici 4 mois.

Il dit s'appuyer sur deux articles du traité qui lui permettrait de "réduire ses engagements" si l'une des parties ne respecte pas les siens.

"Pression déraisonnable"

Suite à cette annonce, la Russie a dénoncé la "pression déraisonnable" subie par l'Iran. Le ministre russe des affaires étrangères appelle les Européens à "remplir pleinement leurs engagements" en matière de levée des sanctions économiques. En d'autres termes, à résister aux pressions américaines.

Mais les Européens n'apportent pas ce même soutien à l'Iran. Londres dénonce une "démarche inopportune" de Téhéran et en France, la ministre des Armées Florence Parly n'a pas exclu que l'Union européenne prenne des sanctions contre Téhéran.

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