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Coronavirus : signes de ralentissement en Europe

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Personnel de santé de l'hôpital Gregorio Maranon à Madrid applaudissant la population lui apportant son soutien
Personnel de santé de l'hôpital Gregorio Maranon à Madrid applaudissant la population lui apportant son soutien   -   Tous droits réservés  PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP
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La pandémie du coronavirus poursuit sa sinistre progression, même si les mesures de confinement semblent commencer à porter leurs fruits dans certains pays, en Europe où le rythme des décès journaliers ralentit.

La maladie Covid-19 a déjà tué plus de 112 500 personnes dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, un chiffre qui a doublé en un peu plus d'une semaine.

Avec un total de 71 664 morts, pour 758 770 cas selon le dernier décompte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), le Vieux Continent est le plus durement touché par la pandémie.

Décès en baisse en France et en Italie...

Mais le nombre quotidien de morts montre des signes de repli depuis plusieurs jours dans certains des pays les plus affectés, en Italie, en France.

L'Italie a annoncé dimanche sa journée la moins meurtrière en plus de trois semaines, avec 431 morts en 24 heures (près de 20 000 morts au total). Depuis le 19 mars, le chiffre quotidien dépassait systématiquement 500 morts.

La France constate aussi "une très légère baisse" du nombre de patients en réanimation pour le quatrième jour consécutif, ainsi que du nombre de décès en une journée à l'hôpital (310 morts contre 345 la veille) pour un total de 14.393 morts. Le président Emmanuel Macron, qui doit s'adresser aux Français lundi, envisage néanmoins une prolongation du confinement au moins jusqu'au 10 mai.

... mais en hausse en Espagne

En Espagne, troisième pays le plus endeuillé du monde (16 972 morts), le bilan quotidien a en revanche rebondi après trois jours consécutifs de baisse. Malgré tout, nombre d'Espagnols reprennent lundi le chemin du travail : les entreprises non essentielles rouvrent après deux semaines d'"hibernation" économique.

Face à la crainte d'un rebond des contagions, le gouvernement espagnol a annoncé qu'il allait distribuer 10 millions de masques aux personnes obligées d'emprunter les transports publics pour retourner travailler.

Boris Johnson sorti d'affaire

La maladie n'épargne pas non plus les puissants : le Premier ministre britannique, 55 ans, s'en est sorti, de son propre aveu, de justesse.

"Tout aurait pu basculer" pour lui, a-t-il dit dans une vidéo publiée sur Twitter, à sa sortie de l'hôpital où il est resté une semaine, dont trois jours en soins intensifs. Boris Johnson a également indiqué qu'"il est difficile de trouver les mots pour exprimer toute ma gratitude au NHS (pour National Health Service, le système de santé public britannique, ndlr) pour m'avoir sauvé la vie."

L'épidémie a tué plus de 10 000 personnes au Royaume-Uni.

Erdogan refuse la démission de son ministre de l'Intérieur

En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a refusé dimanche la démission de son puissant ministre de l'Intérieur, Süleyman Soylu. Ce dernier est critiqué de toutes parts pour avoir pris de court des millions de Turcs vendredi soir, en annonçant l'entrée en vigueur deux heures plus tard d'une interdiction de sortir pendant le week-end dans les 30 plus grandes villes du pays.

Cette annonce au dernier moment a provoqué la ruée de milliers de Turcs paniqués dans les commerces pour y faire des provisions, au mépris des règles de distanciation sociale.