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Déconfinement, racisme, police : les annonces du président français

Un couple de Français suivant l'allocution du président de la République Emmanuel Macron, le 14/06/2020
Un couple de Français suivant l'allocution du président de la République Emmanuel Macron, le 14/06/2020   -   Tous droits réservés  Bob Edme/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Le président français Emmanuel Macron a défini une nouvelle étape dans le déconfinement du pays. Il a également souligné que la France sera "intraitable" face au racisme, mais "n'effacera" pas son histoire.

Lors d'une allocution télévisée depuis l'Elysée, le chef de l'Etat a annoncé que toute la France métropolitaine passera au "vert" ce 15 juin. Cela ne concerne pas les départements d'outre-mer de Guyane et de Mayotte où le virus circule encore. En revanche, ce déconfinement se traduira notamment par la réouverture des cafés-restaurants en Ile-de-France.

La menace du virus

Emmanuel Macron s'est félicité de cette "première victoire" dans la lutte contre l'épidémie. Il a néanmoins estimé que cette lutte n'était pas terminée. Le virus n'a pas disparu, "il nous faudra apprendre à vivre avec", a-t-il commenté.

Ecole

Le président de la République a annoncé la reprise des crèches, écoles et collèges, pour tous le 22 juin. "Dès demain en Hexagone comme en Outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se préparent à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normales", a-t-il déclaré.

Elections municipales

Le deuxième tour des élections municipales "pourra se dérouler dans les communes concernées le 28 juin". "Il faudra éviter au maximum les rassemblements" qui resteront "très encadrés" car "ils sont la principale occasion de propagation du virus", a-t-il ajouté, lors de cette allocution prononcée à la veille de l'ouverture de la campagne officielle pour le deuxième tour.

Emmanuel Macron s'exprimait depuis l'Elysée pour la 4ème fois depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus. Il a également évoqué un autre sujet brûlant d'actualité, les manifestations contre le racisme et les violences policières.

EHPAD

Le président a également annoncé l'assouplissement des règles de visites dans les EHPAD et maisons de retraite. "Pour nos aînés en maisons de retraite ou en établissements, les visites devront désormais être autorisées", a déclaré le chef de l'Etat.

Impôts

Par ailleurs, Emmanuel Macron a exclu d'augmenter les impôts pour financer les dépenses liées à la crise. Alors que "500 milliards d'euros" ont été dépensés pour faire face à la crise, "ces dépenses se justifient en raison des circonstances exceptionnelles que nous venons de vivre, mais elles viennent s'ajouter à notre dette déjà existante", a-t-il dit. Mais "nous ne financerons pas ces dépenses en augmentant les impôts", a assuré le chef de l'Etat, soulignant que la France connaissait déjà "la fiscalité la plus lourde".

Racisme, histoire et police

Réagissant aux manifestations de ces derniers jours dans de nombreuses villes, dans le sillage des manifestations aux Etats-Unis contre le racisme et les violences policières, Emmanuel Macron a souligné que la France sera "intraitable" face au racisme, mais qu'elle "n'effacera" pas son histoire. Cette déclaration s'inscrit sur fond de polémique sur les monuments liés à l'histoire coloniale ou la traite esclavagiste.

"La République n'effacera aucune trace, aucun nom de son histoire (...). Nous devons lucidement regarder toute notre histoire, avec une volonté de vérité mais en aucun cas nier ce que nous sommes", a dit le président de la République.

Face à la contestation de certaines méthodes policières, le chef de l'Etat a tenu à rappeler son soutien aux forces de l'ordre. Policiers et gendarmes "méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation", a-t-il déclaré.